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	<title>Archives des Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS - FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</title>
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	<description>Simplifiez-vous le social et le médico-social</description>
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	<title>Archives des Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS - FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</title>
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	<item>
		<title>« Puisque les personnes utilisent l’IA et les professionnels aussi, il faut l’affronter »</title>
		<link>https://firdis.com/puisque-les-personnes-utilisent-lia-et-les-professionnels-aussi-il-faut-laffronter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 15:25:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Le Média Social le 7 juillet 2026 Lors d&#8217;un webinaire organisé par l&#8217;Observatoire social de la Ville de Paris, Yann Ferguson, directeur scientifique du LaborIA, a précisé les usages possibles de l&#8217;intelligence artificielle pour les travailleurs sociaux et a insisté sur la nécessité de l&#8217;encadrer. «&#160;Les usages de l’intelligence artificielle devancent aujourd’hui [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/puisque-les-personnes-utilisent-lia-et-les-professionnels-aussi-il-faut-laffronter/">« Puisque les personnes utilisent l’IA et les professionnels aussi, il faut l’affronter »</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Le Média Social le 7 juillet 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Lors d&rsquo;un webinaire organisé par l&rsquo;Observatoire social de la Ville de Paris, Yann Ferguson, directeur scientifique du LaborIA, a précisé les usages possibles de l&rsquo;intelligence artificielle pour les travailleurs sociaux et a insisté sur la nécessité de l&rsquo;encadrer.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Les usages de l’intelligence artificielle devancent aujourd’hui son pilotage</em>.&nbsp;» Le constat, posé par Yann Ferguson, sociologue et directeur scientifique du LaborIA*, résume l’enjeu de la recherche présentée<a href="https://www.paris.fr/evenements/webinaire-quelle-place-pour-l-ia-dans-le-travail-social-113897" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;lors d’un webinaire</a>&nbsp;de l’Observatoire social de la direction des solidarités de la Ville de Paris, organisé le 3&nbsp;juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’arrivée de ChatGPT dans les usages quotidiens fin 2022, l’intelligence artificielle (IA) générative n’est plus un sujet réservé aux experts. Elle est déjà utilisée par des travailleurs sociaux parfois sans cadre, sans formation, voire depuis des comptes personnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) a donc confié au LaborIA une recherche autour&nbsp;de plusieurs questions. Parmi elles&nbsp;: l’IA peut-elle être un outil pertinent dans le secteur social&nbsp;? Pour quelles dimensions de l’activité&nbsp;? Et à quelles conditions peut-elle respecter l’éthique, les valeurs du travail social, la confidentialité et le secret professionnel&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Valeurs du travail social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y répondre, le LaborIA a travaillé pendant 18 mois en réunissant une&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/vers-une-convention-pour-encadrer-l-usage-de-l-ia-dans-le-travail-social_sx4nzW" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vingtaine de travailleurs sociaux</a>. Ces derniers ont été formés à l’IA et ont auditionné des experts du droit, de l’éthique, de la gestion des émotions ou encore de l’empathie, avant de contribuer à la rédaction d’un manifeste, en cours de publication. L’objectif&nbsp;? Déterminer «&nbsp;<em>dans quelles conditions l’IA peut être utilisée dans leur métier&nbsp;»,&nbsp;</em>explique Yann Ferguson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grandes réflexions issues des travaux avaient été présentées en&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/travail-social-on-ne-peut-pas-louper-le-coche-de-l-ia_pTiqzD" target="_blank" rel="noreferrer noopener">octobre par les participants.</a>&nbsp;«&nbsp;<em>D’abord, nous nous sommes interrogés sur ce qui est techniquement possible</em>&nbsp;», rappelle Yann Ferguson. Mais la faisabilité technique ne suffit pas, les usages doivent aussi être «&nbsp;<em>proportionnés</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>régulièrement évalués</em>&nbsp;» notamment au regard de leurs effets sur les personnes accompagnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre point relevé&nbsp;: l&rsquo;usage de l&rsquo;IA «&nbsp;<em>doit respecter le cadre juridique du travail social</em>&nbsp;», être aligné avec les valeurs du travail social, et son usage «&nbsp;<em>ne peut être acceptable que comme appui technique validé par les professionnels</em>&nbsp;», sans remplacer la relation d&rsquo;accompagnement. Enfin, l&rsquo;IA ne constitue un progrès que si elle «&nbsp;<em>améliore concrètement l&rsquo;accompagnement, l&rsquo;accès aux droits et les conditions de travail</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois grands usages de l&rsquo;IA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche distingue trois grandes familles d’usages de l’IA. La première consiste à utiliser l’IA comme un «&nbsp;<em>régulateur d’un travail sous tension.</em>&nbsp;» L’outil pourrait alors aider à faire face à une charge de travail importante, par exemple en facilitant certaines tâches administratives ou rédactionnelles. Mais plutôt que de réduire la charge de travail, le risque est que l’IA devienne un moyen de «<em>&nbsp;gérer plus de tâches</em>&nbsp;» et donc d’intensifier encore plus l’activité des travailleurs sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième famille d’usages&nbsp;: utiliser l’IA comme un «&nbsp;<em>amplificateur de capacités professionnelles</em>.&nbsp;» Autrement dit l&rsquo;utiliser pour la recherche, la veille, explorer des sujets ou créer des contenus. Avec là encore, un point de vigilance à garder en tête, explique Yann Ferguson&nbsp;: celui d&rsquo;une «&nbsp;<em>dépendance à des informations non vérifiées</em>&nbsp;», des contenus biaisés, erronés ou obsolètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du webinaire, une assistante sociale a donné un exemple concret de ce type d&rsquo;usage de l&rsquo;IA en indiquant utiliser l’outil&nbsp;<a href="https://genial-for-search.lefebvre-dalloz.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GenIA-L de Lefebvre Dalloz **</a>&nbsp;pour faire sa veille juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième usage est plutôt d&rsquo;utiliser l&rsquo;IA comme un «&nbsp;<em>médiateur réflexif et relationnel</em>.&nbsp;» L&rsquo;IA peut alors servir à prendre de la distance sur sa pratique professionnelle ou à faciliter certaines interactions avec une personne accompagnée. Mais ce type d’usage soulève aussi des risques&nbsp;: celui de «&nbsp;<em>coloniser</em>&nbsp;» l’échange avec la personne et de «&nbsp;<em>court-circuiter les échanges entre pairs si l’IA&nbsp;devient un substitut au collectif de travail.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déshumanisation et confidentialité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les professionnels formés dans le cadre de la recherche ont également identifié les principaux motifs de refus de l&rsquo;utilisation de l’IA dans le travail social. Deux motifs arrivent en tête&nbsp;: la crainte de déshumaniser le travail social et les enjeux de confidentialité et de secret professionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viennent ensuite la perte de compétences, de réflexion et d’autonomie intellectuelle, le manque d’utilité perçue ou l’absence de plus-value, le manque de connaissance et de maîtrise de l’outil, puis le doute sur la fiabilité, l’exactitude et la pertinence des réponses. L’impact environnemental et écologique arrive en dernière position.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un résultat qui ne doit toutefois pas minimiser les effets environnementaux de l&rsquo;IA. Comme l&rsquo;a rappelé Yann Ferguson, l’IA générative mobilise des puces électroniques, des data centers, de l’eau pour leur refroidissement, mais aussi du travail humain d’annotation et de traitement des données souvent réalisé dans des pays à bas coût.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle «&nbsp;relation triangulaire&nbsp;»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Yann Ferguson met par ailleurs en garde contre un possible «&nbsp;<em>angle mort dans les pratiques</em>&nbsp;» qui pourrait apparaître si, d’un côté, les personnes accompagnées utilisent l’IA, tandis que de l’autre les professionnels refusent de l’intégrer à leurs pratiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA imite en effet «&nbsp;<em>de mieux en mieux les compétences relationnelles et sociales</em>&nbsp;», explique-t-il. De plus en plus de personnes peuvent être tentées de s’adresser à un outil d’IA pour obtenir de l’aide, plutôt que de demander de l&rsquo;aide à quelqu&rsquo;un.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or certains professionnels du travail social entendent préserver les gestes relationnels au cœur de leur métier. Le risque est donc de voir émerger un décalage entre leurs pratiques et celles des personnes qu’ils accompagnent si ces dernières recourent déjà à l’IA pour s’informer sur leurs droits, préparer une démarche administrative…</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Puisque les personnes accompagnées utilisent l’IA, et les professionnels aussi, il faut l’affronter</em>&nbsp;», insiste Yann Ferguson. Selon lui, cette «&nbsp;<em>relation triangulaire</em>&nbsp;» entre le professionnel, la personne accompagnée et l’IA pourrait devenir un «&nbsp;<em>nouveau geste professionnel sur lequel il faut pouvoir être formé</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le manifeste du LaborIA, attendu dans les prochaines semaines, doit apporter un premier cadre. Il pourra servir de base à de nouveaux chantiers notamment sur la formation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Le LaborIA est un laboratoire de recherche dédié à l&rsquo;IA dans le travail, crée par le&nbsp;ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités et l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique&nbsp;(Inria).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>** Le Media Social est une publication du groupe Lefebvre Dalloz.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marine DERQUENNE</strong></p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/puisque-les-personnes-utilisent-lia-et-les-professionnels-aussi-il-faut-laffronter/">« Puisque les personnes utilisent l’IA et les professionnels aussi, il faut l’affronter »</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Canicule, isolement, perte d&#8217;autonomie : le registre communal change de dimension</title>
		<link>https://firdis.com/canicule-isolement-perte-dautonomie-le-registre-communal-change-de-dimension/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 13:09:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Le Média Social le 6 juillet 2026 Un décret fait évoluer le registre communal des personnes vulnérables, qui favorise l&#8217;intervention des services en cas de canicule. Ses missions s&#8217;étendent désormais à la lutte contre l&#8217;isolement et la prévention de la perte d&#8217;autonomie. Les bénéficiaires de l&#8217;APA et de la PCH y sont [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/canicule-isolement-perte-dautonomie-le-registre-communal-change-de-dimension/">Canicule, isolement, perte d&rsquo;autonomie : le registre communal change de dimension</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Le Média Social le 6 juillet 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un décret fait évoluer le registre communal des personnes vulnérables, qui favorise l&rsquo;intervention des services en cas de canicule. Ses missions s&rsquo;étendent désormais à la lutte contre l&rsquo;isolement et la prévention de la perte d&rsquo;autonomie. Les bénéficiaires de l&rsquo;APA et de la PCH y sont en outre automatiquement inscrits. De quoi combler certaines lacunes repérées par l&rsquo;Unccas.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les épisodes de canicule le démontrent&nbsp;: les personnes vulnérables vivant seules à domicile sont confrontées à un risque accru de&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/canicule-des-deces-a-domicile-plus-importants_NWzStm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décès</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, afin de prévenir ces situations, chaque mairie tient un registre destiné à recenser les personnes âgées et les adultes handicapés résidant à domicile. Son objectif est de faciliter l&rsquo;intervention des services sanitaires, sociaux ou médico-sociaux en cas de risque exceptionnel (canicule, inondation, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, l&rsquo;inscription sur ce registre est facultative et repose sur une démarche volontaire des personnes concernées ou de l&rsquo;un de leurs proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conséquence&nbsp;: 27&nbsp;% des centres communaux d&rsquo;action sociale (CCAS) signalent&nbsp;<em>«&nbsp;un registre communal incomplet ou insuffisamment actualisé&nbsp;»,</em>&nbsp;rapporte l&rsquo;Union nationale des CCAS (Unccas) à l&rsquo;issue d&rsquo;une enquête flash&nbsp;menée du 30&nbsp;juin au 3&nbsp;juillet (voir encadré). Cette situation complique le repérage des personnes vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de renforcer l&rsquo;efficacité de ce dispositif, la&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/loi-bien-vieillir-le-registre-communal-canicule-outil-multifonctions_" target="_blank" rel="noreferrer noopener">loi «&nbsp;Bien vieillir&nbsp;» du 8&nbsp;avril 2024</a>&nbsp;a prévu plusieurs mesures. Pris en application de cette loi, un décret du 3&nbsp;juillet 2026 précise les nouvelles modalités de collecte, de transmission et d&rsquo;utilisation des données figurant dans le registre communal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transmission automatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Première évolution&nbsp;: l&rsquo;inscription sur ce registre devient automatique pour les bénéficiaires de l&rsquo;allocation personnalisée d&rsquo;autonomie (APA) à domicile, de la prestation de compensation du handicap (PCH) ou d&rsquo;une prestation d&rsquo;action sociale versée au titre de la perte d&rsquo;autonomie par des organismes d&rsquo;assurance vieillesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, le président du conseil départemental et la caisse d&rsquo;assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) doivent transmettre aux maires, une fois par an, certaines informations relatives à ces publics. Les intéressés (ou leur représentant si elles font l&rsquo;objet d&rsquo;une mesure de protection juridique) peuvent néanmoins s&rsquo;y opposer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit là d&rsquo;une&nbsp;<em>«&nbsp;évolution majeure&nbsp;»</em>, se réjouit l&rsquo;<a href="https://www.linkedin.com/posts/tr%C3%A8s-attendu-par-les-acteurs-des-territoires-share-7479852193727188992-aZTY/?utm_source=share&amp;utm_medium=member_desktop&amp;rcm=ACoAACilkQYBDITi9zf0JPWVVsjPze67PU6hqY0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">association Monalisa</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enseignements de la crise du Covid</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre nouveauté&nbsp;: les objectifs poursuivis par le registre sont élargis. En effet, explique&nbsp;la Commission nationale de l&rsquo;informatique et des libertés (Cnil),&nbsp;<em>«&nbsp;la crise du Covid-19 a souligné l&rsquo;importance de pouvoir identifier en amont les personnes en situation de vulnérabilité afin de leur fournir un accompagnement adapté et d&rsquo;éviter une surcharge du système de santé en cas de crise&nbsp;»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, souligne-t-elle, la lutte contre l&rsquo;isolement social et la prévention de la perte d&rsquo;autonomie des personnes vulnérables doivent être renforcées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mieux atteindre ces objectifs, la loi «&nbsp;Bien vieillir&nbsp;» est venue étendre les missions du registre communal. Le décret prend acte de cette évolution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Finalités étendues</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier but de ce recueil des données reste d&rsquo;<em>&nbsp;«&nbsp;organiser un contact périodique&nbsp;»</em>&nbsp;avec les personnes âgées et les adultes handicapés résidant dans la commune, lorsque le&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000027573148" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plan d&rsquo;alerte et d&rsquo;urgence</a>&nbsp;est actionné, par exemple en cas de canicule ou d&rsquo;inondation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De façon nouvelle, ce registre doit également permettre de leur proposer des actions de lutte contre l&rsquo;isolement social, de repérer les situations de perte d&rsquo;autonomie et de les informer (ainsi que leurs proches) de leur droit au bénéfice éventuel d&rsquo;une prestation, d&rsquo;un avantage ou d&rsquo;un dispositif d&rsquo;aide et d&rsquo;accompagnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;a donc plus vocation à être utilisé ponctuellement en cas de risque exceptionnel, mais tout au long de l&rsquo;année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;association Monalisa, le registre devient&nbsp;<em>«&nbsp;un véritable outil de lutte contre l&rsquo;isolement social&nbsp;»</em>&nbsp;et permettra aux communes&nbsp;<em>«&nbsp;de mieux repérer les personnes susceptibles d&rsquo;avoir besoin d&rsquo;aide&nbsp;»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouvelles données collectées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret énumère les catégories de données pouvant être enregistrées dans le registre, fixe leurs modalités de recueil, de transmission et d&rsquo;utilisation, précise les accédants et destinataires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les évolutions, peuvent désormais être collectées les informations relatives au logement, en particulier concernant les&nbsp;<em>«&nbsp;conditions de rafraîchissement de l&rsquo;air&nbsp;»</em>, ainsi qu&rsquo;aux conditions de vie à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, les&nbsp;établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) pour personnes âgées ou adultes handicapés peuvent dorénavant demander à avoir accès à certaines informations, qui leur permettront ensuite, par exemple, de réaliser auprès des intéressés une&nbsp;<em>«&nbsp;démarche proactive à l&rsquo;égard des droits, prestations, dispositifs d&rsquo;aide ou d&rsquo;accompagnement&nbsp;»</em>&nbsp;mobilisables, des actions de repérage de la perte d&rsquo;autonomie, etc.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Surcoûts pour les mairies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces nouveautés ont soulevé quelques inquiétudes du côté des élus, rapportées lors de la présentation du texte devant le Conseil national d&rsquo;évaluation des normes (CNEN).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leurs représentants ont ainsi relevé que<em>&nbsp;«&nbsp;des surcoûts pouvaient être induits par la mise en œuvre de ces dispositions. En effet, les moyens humains et financiers à mettre en œuvre, d&rsquo;une part, pour gérer ce fichier et, d&rsquo;autre part, pour veiller sur les personnes inscrites sur le registre nécessiteraient un effort conséquent des collectivités territoriales&nbsp;»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre question soulevée&nbsp;: la responsabilité des maires pourrait-elle être engagée si une personne inscrite sur ce fichier&nbsp;<em>«&nbsp;se trouvait en difficulté ou décédait&nbsp;»&nbsp;</em>? Par ailleurs, relève le collège des élus,&nbsp;<em>«&nbsp;certaines familles pourraient exiger une surveillance des personnes en invoquant leur inscription sur le registre&nbsp;»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse, le ministère en charge de l&rsquo;Autonomie et des Personnes handicapées assure que&nbsp;<em>«&nbsp;la responsabilité pénale des maires à l’égard des personnes inscrites ne peut être engagée en l’absence d’un élément intentionnel ou d’un manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposé par la loi ou le règlement&nbsp;»</em>. En outre, précise-t-il, le décret&nbsp;<em>«&nbsp;n’instaure aucune obligation d’accompagnement des personnes enregistrées au registre&nbsp;»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Unccas appelle à un «&nbsp;fonds blanc canicule&nbsp;»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son enquête flash, dont les résultats ont été dévoilés le 6&nbsp;juillet, l&rsquo;Unccas relève que lors de l&rsquo;épisode de canicule, 96&nbsp;% des CCAS ont organisé des appels téléphoniques aux personnes vulnérables et 62&nbsp;% ont réalisé des visites à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle retient également que la canicule<em>&nbsp;«&nbsp;exerce une pression croissante sur les équipes&nbsp;»</em>. Ainsi, 27&nbsp;% des CCAS et CIAS répondants font état d&rsquo;un manque de personnel pour faire face à l’intensification des besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, un tiers a dû mettre en place des&nbsp;<em>«&nbsp;mesures exceptionnelles (astreintes, rappels d’agents, ouvertures élargies ou renforcement des permanences)&nbsp;»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l&rsquo;Unccas appelle le gouvernement à créer un&nbsp;<em>«&nbsp;fonds blanc canicule&nbsp;»</em>&nbsp;pour accompagner les investissements et les dépenses de fonctionnement supportés par les communes et leur CCAS/CIAS.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Virginie FLEURY</strong></p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/canicule-isolement-perte-dautonomie-le-registre-communal-change-de-dimension/">Canicule, isolement, perte d&rsquo;autonomie : le registre communal change de dimension</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Faites-nous confiance » : devant le CNCPH, le conseil des enfants présente ses solutions</title>
		<link>https://firdis.com/faites-nous-confiance-devant-le-cncph-le-conseil-des-enfants-presente-ses-solutions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 15:57:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Le Média Social le 23 juin 2026 Le 22&#160;juin, le conseil des enfants du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) a présenté pour la première fois ses travaux lors d&#8217;une assemblée plénière au&#160;ministère. Il porte des propositions pour « changer&#160;l&#8217;expérience de l&#8217;école pour les enfants en situation de handicap ». «&#160;Je m’appelle Adalia, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/faites-nous-confiance-devant-le-cncph-le-conseil-des-enfants-presente-ses-solutions/">« Faites-nous confiance » : devant le CNCPH, le conseil des enfants présente ses solutions</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Le Média Social le 23 juin 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22&nbsp;juin, le conseil des enfants du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) a présenté pour la première fois ses travaux lors d&rsquo;une assemblée plénière au&nbsp;ministère. Il porte des propositions pour « changer&nbsp;l&rsquo;expérience de l&rsquo;école pour les enfants en situation de handicap ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je m’appelle Adalia, j’ai 8 ans et j’ai la paralysie cérébrale. Mon AESH [accompagnant d’enfants en situation de handicap] ne veut pas que je lui dise comment améliorer les choses. Faites-nous confiance, on connaît nos besoins&nbsp;!&nbsp;».</em>&nbsp;Ce 22&nbsp;juin, Adalia et onze autres enfants en situation de handicap de 8 à 13 ans ont occupé la scène de la salle Laroque du ministère de la Santé et des Solidarités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains sont malvoyants, sourds ou porteurs d&rsquo;un handicap moteur ou d’un trouble du neuro-développement. Ils viennent de Paris ou de l&rsquo;Île-de-France et, pour un tiers, d’autres régions. Ils représentent&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/le-cncph-cree-un-conseil-des-enfants-handicapes_fGwfEs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le conseil des enfants</a>&nbsp;du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) qui, après une année de travaux, a exposé ses propositions aux membres du conseil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à eux étaient réunis les membres du CNCPH et des personnalités politiques et représentants institutionnels (ministères, Défenseur des droits, DGCS…). Car l&rsquo;objectif de cette assemblée plénière ouverte est bien que les pouvoirs publics entendent les demandes exprimées par ceux qui sont les premiers concernés par la politique qu’ils mettent en place.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le thème de l’école</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa première année de fonctionnement, le conseil des enfants, créé en 2025, avait choisi de réfléchir à l’accueil des enfants handicapés à l’école&nbsp;à travers la question de la communication entre les enfants et avec les adultes. Des sujets comme celui de l’accessibilité du matériel et des activités scolaires se sont aussi imposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de six ateliers en présentiel animés tout au long de l’année par l’équipe du CNCPH et les PEP 94, ils ont, à travers des jeux et des mises en situation, pu exprimer leurs difficultés et trouver ensemble des solutions. De ces échanges, ils ont dégagé constats et solutions concrètes synthétisés dans un rapport et une infographie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Créer des «&nbsp;blablarooms&nbsp;»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Agathe, est en CE2 et malvoyante. Elle prend le micro et raconte&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;À l’école, nous avons besoin d’apprendre à nous connaître&nbsp;pour avoir de bonnes relations avec les autres élèves&nbsp;».</em>&nbsp;Pour cela,&nbsp;<em>«&nbsp;il faut donner la parole aux enfants qui souhaitent parler de leur handicap, organiser des actions de sensibilisation et créer des blablarooms pour se rencontrer à l’école&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la salle, l’idée fait mouche.&nbsp;<em>«&nbsp;J’ose espérer qu’à la rentrée prochaine, il y aura des blablarooms dans toutes les écoles&nbsp;»</em>, applaudit l’ancien secrétaire d’État à l’Enfance, Adrien Taquet. Plus globalement, il considère que les propositions du conseil des enfants s&rsquo;avèrent&nbsp;<em>«&nbsp;une opportunité formidable de changer l’école pour le bien de tous les enfants en situation de handicap&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Aménagements</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres sujets qui font réagir&nbsp;: l’expérience d’Armand, malvoyant, qui n’est pas autorisé, lors des contrôles, à utiliser une police de caractères avec laquelle il travaille toute l’année.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est tout simplement inadmissible&nbsp;»</em>, s’indigne Adrien Taquet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport du conseil des enfants déplore en effet&nbsp;<em>«&nbsp;des refus de transcription, des délais trop longs pour obtenir des aménagements, ou encore un manque de financement pour les logiciels accessibles&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, pour<em>&nbsp;«&nbsp;qu’il y ait de bonnes relations entre les élèves&nbsp;»,&nbsp;</em>Rose, 11 ans, qui s’exprime en langue des signes, appelle à<em>&nbsp;«&nbsp;prévoir des moyens de communication adaptés&nbsp;pour permettre à tous les enfants de pouvoir s’exprimer&nbsp;»</em>&nbsp;comme la LSF, le Facile à lire et à comprendre (Falc) ou la communication alternative et améliorée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Harcèlement</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Que proposez-vous pour lutter contre le harcèlement&nbsp;des enfants handicapés&nbsp;?&nbsp;»</em>, interroge une membre du CNCPH dans la salle. Adèle, petite fille blonde en fauteuil roulant, prend la parole pour répondre&nbsp;:<em>&nbsp;«&nbsp;Je vais entrer en sixième et mon Sessad [service d&rsquo;éducation spéciale et de soins à domicile] va intervenir dans la classe pour expliquer mon handicap et prévenir le harcèlement&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres propositions visent la sécurité et le bien-être des enfants handicapés. Cela passe par la mise à disposition de casques anti-bruit et la création&nbsp;<em>«&nbsp;d&rsquo;endroits sûrs et calmes&nbsp;»</em>&nbsp;comme la mise en place d’un tipi dans la classe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;L’adulte idéal&nbsp;»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Leur rapport décrit le portrait de l’&nbsp;<em>«&nbsp;AESH idéale&nbsp;»</em>&nbsp;et plus globalement de<em>&nbsp;«&nbsp;l’adulte idéal&nbsp;»</em>&nbsp;à l&rsquo;école. Celui-ci ne doit pas&nbsp;<em>«&nbsp;avoir de préférence&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;nous mettre ni en avant, ni à l’écart&nbsp;»,&nbsp;</em>écrivent les enfants. Il ne doit<em>&nbsp;«&nbsp;pas hésiter à poser des questions pour connaître les besoins des enfants&nbsp;»&nbsp;</em>ou encore<em>&nbsp;«&nbsp;écouter et respecter la parole des experts&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des recommandations portent aussi sur la formation des enseignants et en particulier, qu’ils puissent&nbsp;<em>«&nbsp;suivre au moins une journée de formation pour mettre en place les adaptations et pouvoir enseigner en fonction du handicap (quels documents, quelles adaptations, …) des élèves qu’il va avoir dans sa classe&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Diffusion dans les écoles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que deviendront ces propositions votées à l’unanimité par le CNCPH&nbsp;? Un document&nbsp;<em>«&nbsp;sera diffusé dans toutes les écoles&nbsp;»</em>&nbsp;assure la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Camille Galliard-Minier, venue saluer les enfants dans l’après-midi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà, Vincent Julé, vice-président de l’Association nationale pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP),&nbsp;<em>«&nbsp;espère que ces propositions seront reprises par les pouvoirs publics dans le cadre de la Conférence nationale du handicap (CNH) [qui a été reportée]&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noémie COLOMB</strong></p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/faites-nous-confiance-devant-le-cncph-le-conseil-des-enfants-presente-ses-solutions/">« Faites-nous confiance » : devant le CNCPH, le conseil des enfants présente ses solutions</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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		<title>Canicules : comment le grand âge prépare sa transition écologique</title>
		<link>https://firdis.com/canicules-comment-le-grand-age-prepare-sa-transition-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 13:33:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Le Média Social le 18 juin 2026 Réunis à Toulouse à l&#8217;initiative de la Fnadepa, les directeurs d’établissements et services pour âgées&#160;ont placé la transition écologique au cœur de leurs échanges.&#160;Objectif&#160;: partager les leviers pour relever le double défi du vieillissement de la population et du changement climatique. «&#160;Pourquoi parler climat dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Le Média Social le 18 juin 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à Toulouse à l&rsquo;initiative de la Fnadepa, les directeurs d’établissements et services pour âgées&nbsp;ont placé la transition écologique au cœur de leurs échanges.&nbsp;Objectif&nbsp;: partager les leviers pour relever le double défi du vieillissement de la population et du changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Pourquoi parler climat dans un congrès du grand âge&nbsp;?</em>&nbsp;», interroge Jean-Pierre Riso, président de la&nbsp;Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour âgées (Fnadepa), dans son discours d’ouverture du 41e congrès de l&rsquo;organisation, qui s&rsquo;est tenu à Toulouse les 11 et 12&nbsp;juin, à mi-chemin entre deux épisodes caniculaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Nos établissements sont des passoires énergétiques pour beaucoup d’entre eux. Le changement climatique frappe déjà celles et ceux que nous accompagnons (…) Et pourtant, la rénovation thermique, les circuits courts alimentaires, les jardins partagés, les approches bas-carbone&nbsp;: tout cela coûte de l’argent que nous n’avons pas&nbsp;</em>», poursuit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une double urgence, démographique avec l’accélération du vieillissement, et climatique, il va falloir agir vite et avec des moyens, insiste-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’où la demande de levée immédiate du&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/financement-de-la-perte-d-autonomie-protestation-collective-contre-un-gel-prudentiel-de-215-m_UYLztR" target="_blank" rel="noreferrer noopener">gel prudentiel de 215&nbsp;millions d&rsquo;euros</a>, décidé par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui avait ulcéré le secteur en avril dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, ce congrès toulousain visait à «&nbsp;<em>partager, apprendre (…) repartir avec des idées, des outils, des convictions renforcées&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading">S’adapter aux températures extrêmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car les établissements médico-sociaux vont devoir rapidement affronter une double contrainte, indique Baptiste Verneuil, ingénieur santé-énergie-climat à l’association The Shift Project&nbsp;: s’adapter à des températures extrêmes et faire face à la raréfaction des énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’écran apparaît une carte de France avec des centaines de points rouges dans le Sud, bleus dans le Nord et le Nord-Ouest, là où les établissements connaîtront à l’avenir moins de 5 canicules par&nbsp;an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>En 2030, puis en 2050, de plus en plus d&rsquo;établissements vont être confrontés à ces températures très chaudes. (&#8230;)&nbsp;À l&rsquo;horizon 2100, les canicules seront multipliées par 17&nbsp;</em>», prévient-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon The Shift Project, le secteur de l’autonomie induit des émissions de 10&nbsp;millions de tonnes de C02, la moitié provenant des Ehpad, soit 1,5&nbsp;% de l’empreinte carbone nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Principaux postes concernés&nbsp;: les déplacements, nombreux dans les services à domicile, l’alimentation, avec plus d’un milliard de repas servis chaque année, la consommation énergétique, à la merci de l’instabilité des prix du gaz et du pétrole, et la délivrance de médicaments, issue d’une production chimique mondialisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Limiter les impacts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors comment agir&nbsp;? Avec des guides, des formations pour les professionnels et les usagers «<em>&nbsp;puisque ces transformations peuvent impacter leurs conditions d’hébergement, de vie&nbsp;</em>», poursuit Baptiste Verneuil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autres leviers, pour une décarbonation à l’horizon 2050&nbsp;: l’électrification des flottes des services à domicile, l’optimisation des distances parcourues avec la mise en place d’équipes autonomes locales, le recours à l’alimentation biologique, les actions de prévention pour limiter les traitements médicamenteux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">David Boussat, directeur du réseau ADMR de Charentes-Maritimes, décrit justement sa flotte de 720 véhicules hybrides, dont 200 véhicules uniquement électriques dès l’année prochaine, pour couvrir 800&nbsp;000&nbsp;heures à domicile et en établissement, soit 45&nbsp;% de l’activité domiciliaire du département en service prestataire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son dada&nbsp;? La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) qui permet le changement, l’aide à la décision. «&nbsp;<em>La RSE est une marque qui va impacter les années futures, être un avantage concurrentiel observé par les pouvoirs publics, les financeurs&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres impacts sont moins facilement mesurables, mais tout aussi réels, selon lui&nbsp;: «&nbsp;<em>Est-ce que la RSE nous permet de recruter&nbsp;? Oui. Est-ce que la RSE nous permet d&rsquo;améliorer notre image&nbsp;? Oui. Est-ce que la RSE donne du sens au travail&nbsp;? Oui&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Embarquer les résidents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre retour d’expérience, celui du groupe associatif occitan Edenis, regroupant 23 Ehpad et quatre résidences autonomie pour une capacité d’accueil de 2&nbsp;200 places et 1&nbsp;500 équivalents temps plein.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un an après son arrivée en 2021, le président du directoire David Maugé a lancé un bilan carbone et une convention d’encadrement pour s’atteler à la réduction des déchets alimentaires en végétalisant l’alimentation des résidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sujet «&nbsp;<em>pas&nbsp;facile</em>&nbsp;», travaillé avec ses équipes et le prestataire de restauration. «&nbsp;<em>L’important c’est d’avoir des convictions, des ambitions et d’agir</em>&nbsp;», affirme-t-il. Trois ans après, la part de viande dans l’assiette a été réduite de 20&nbsp;%, passant d’1,2&nbsp;kg par semaine et par résident à moins d’un kilo, avec l’objectif de parvenir à 400 grammes d’ici 2032-2035.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Ce qui est chouette avec ce projet, c&rsquo;est qu&rsquo;on prend notre part et d&rsquo;un point de vue&nbsp;« compte d&rsquo;exploitation, budget d&rsquo;investissement »</em>,&nbsp;<em>c&rsquo;est quasiment zéro. Ce sont surtout des neurones à mettre autour de la table et des énergies humaines à rassembler pour embarquer tout le monde, y compris les résidents</em>&nbsp;», explique David Maugé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre objectif&nbsp;: la construction d’un champ photovoltaïque qui couvrira 20&nbsp;% des besoins énergétiques du groupe à l’horizon 2027.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cultiver son jardin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Frédéric Dellinger, paysagiste, invite de son côté à s’appuyer sur le concept de «&nbsp;robustesse&nbsp;» développé par le biologiste Olivier Hamant, en s’inspirant du vivant pour s’adapter aux crises à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Un jardin climatise tout l&rsquo;espace et l&rsquo;extérieur&nbsp;: s&rsquo;il y a une panne de courant, on est toujours bien sous l&rsquo;arbre</em>&nbsp;», précise-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des arbres qu’il invite à planter dès maintenant autour des établissements pour lutter contre les îlots de chaleur, filtrer l&rsquo;air, embellir les espaces et diminuer l’anxiété, la dépression. Le tout, en faisant sienne la réplique de Candide (Voltaire)&nbsp;: «&nbsp;<em>Il faut cultiver notre jardin</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Laetitia DELHON</strong></p>
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		<title>Équipes autonomes, formation, habitats partagés : la méthode Alenvi</title>
		<link>https://firdis.com/equipes-autonomes-formation-habitats-partages-la-methode-alenvi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 08:33:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Le Média Social le 12 juin 2026 Créée il y a dix ans par trois trentenaires sortis d&#8217;école de commerce, Alenvi s&#8217;est d&#8217;abord développée dans l&#8217;aide à domicile en s&#8217;appuyant sur des équipes autonomes. L&#8217;entreprise a ensuite investi la formation aux nouveaux modes d&#8217;organisation avant de se lancer, dernièrement, dans la création [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Le Média Social le 12 juin 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée il y a dix ans par trois trentenaires sortis d&rsquo;école de commerce, Alenvi s&rsquo;est d&rsquo;abord développée dans l&rsquo;aide à domicile en s&rsquo;appuyant sur des équipes autonomes. L&rsquo;entreprise a ensuite investi la formation aux nouveaux modes d&rsquo;organisation avant de se lancer, dernièrement, dans la création d&rsquo;habitats partagés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En ce 26&nbsp;mai caniculaire, Alenvi avait mis les petits plats dans les grands pour célébrer les dix ans de son activité dans l&rsquo;aide à domicile. Alors que le secteur, dans son ensemble ou presque, dit étouffer sous les difficultés, l&rsquo;entreprise fondée par Thibault de Saint-Blancard, Guillaume Desnoës et Clément Saint Olive affiche un bilan plutôt flatteur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ce soir-là, entourés de nombreux acteurs du secteur, de l&rsquo;ancien ministre Adrien Taquet et de salariés d&rsquo;Alenvi, les fondateurs ont retracé dix années d&rsquo;initiatives dans l&rsquo;aide à domicile, la formation au changement et l&rsquo;habitat partagé. Avec un même fil conducteur&nbsp;: innover pour travailler et accompagner autrement.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Votre force</em>&nbsp;<em>,&nbsp;</em>a souligné&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/en-quete-de-sens-arnaud-caille-un-directeur-qui-manage-avec-le-coeur_yR4v2t" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arnaud Caille</a>, directeur d&rsquo;un service d&rsquo;aide à domicile dans le Nord et membre du collectif L&rsquo;Humain d&rsquo;abord,&nbsp;<em>c&rsquo;est que vous commencez par faire avant de prôner.</em>&nbsp;<em>&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Avec Thibault de Saint-Blancard, nous revenons sur dix années d&rsquo;expérimentations, le développement de nouvelles activités et les perspectives d&rsquo;un secteur particulièrement chahuté.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel a été le moteur de la création de votre entreprise&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Thibault de Saint-Blancard</strong>Nous nous sommes connus à HEC et nous avons été touchés par la vulnérabilité de nos proches. Guillaume [Desnoës], par exemple, cherchait une auxiliaire de vie pour sa grand-mère, moi j&rsquo;ai une sœur handicapée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons démarré Alenvi avec huit à dix aides à domicile en obtenant un agrément fin 2015, quelques jours avant la fin de la période pour déposer une demande. Maintenant, nous sommes autorisés dans trois départements, Paris, le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le départ, nous avons organisé notre structure autour des équipes autonomes développées aux Pays-Bas par la méthode&nbsp;Buurtzorg.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Deux ans après le lancement d&rsquo;Alenvi, vous créez l&rsquo;organisme de formation Compani. Pour quelles raisons&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. d. S.-B.</strong>Notre objectif, depuis le départ, n&rsquo;a pas été de grossir, mais d&rsquo;avoir un impact sur le secteur. Et pour tenir dans un secteur difficile, il faut partager ce projet avec d&rsquo;autres personnes, par exemple avec les 300 membres du collectif L&rsquo;humain d&rsquo;abord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et comme rapidement de très nombreuses structures se sont déclarées intéressées par ce que faisait Alenvi, nous avons constitué un organisme de formation Compani qui s&rsquo;adresse aux ESMS, principalement aux Ehpad.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et sur quels types de formation&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. d. S.-B.</strong>Compani intervient dans trois grandes directions. D&rsquo;une part, nous proposons aux établissements un accompagnement au changement, en considérant qu&rsquo;une partie des problèmes peuvent se résoudre au sein des structures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autre part, nous faisons de la VAE inversée en formant des professionnels en situation de travail. Enfin, en lien avec France travail, nous proposons une préparation opérationnelle à l&#8217;emploi individuelle (POEI) en direction d&rsquo;environ 2&nbsp;000 personnes qui arrivent dans le secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, nous avons mené près de 1&nbsp;000 actions de formations collectives, en structures, et nous avons accompagné en parallèle 600 faisant fonction vers le métier d&rsquo;aide-soignante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir créé une troisième activité autour de l&rsquo;habitat partagé en 2021&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. d. S.-B.</strong>Les auxiliaires de vie se sont rendu compte que le maintien à domicile n&rsquo;était plus toujours possible, qu&rsquo;il présentait des limites. Donc on a voulu créer un habitat partagé où chacun se sent chez soi, ce qui n&rsquo;est pas souvent possible en Ehpad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois maisons partagées que nous avons ouvertes accueillent entre huit et dix personnes atteintes de la maladie d&rsquo;Alzheimer. Trois aides à domicile et une coordinatrice sont présents en journée et une personne la nuit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous comptez développer les maisons partagées&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. d. S.-B.</strong>Nous avons souhaité travailler plusieurs années sur le modèle avant de le développer. Deux maisons partagées vont ainsi ouvrir avant la fin de l&rsquo;année et cinq autres devraient le faire en 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les villes où vous vous implantez, notamment dans les Hauts-de-Seine, ne sont pas réputées pour être les plus accessibles. Les maisons partagées sont-elles réservées aux plus aisés&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. d. S.-B.</strong>C&rsquo;est vrai que notre modèle est assez cher puisqu&rsquo;il faut débourser chaque mois entre 3&nbsp;000 et 3&nbsp;500&nbsp;euros sachant que nous recevons une aide à la vie partagée de 50&nbsp;000&nbsp;à 60&nbsp;000 € qui nous permet de rémunérer la coordination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On aimerait les rendre plus accessibles, mais notre modèle économique ne le permet pas actuellement. De même, le coût du foncier nous interdit, pour l&rsquo;instant, tout projet à Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur quelles bases s&rsquo;organisent ces maisons partagées&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. d. S.-B.</strong>Nous avons défini quatre piliers&nbsp;: vivre chez soi&nbsp;; être accompagné de façon alternative par rapport aux Ehpad&nbsp;; être acteur en privilégiant l&rsquo;implication des habitants et de leurs aidants&nbsp;; compter sur et pour les autres en luttant contre l&rsquo;isolement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces principes nous imposent certaines limites. Par exemple, nous refusons d&rsquo;enfermer les habitants. Dans chaque maison, une réunion mensuelle réunit l&rsquo;ensemble des parties prenantes. L&rsquo;objectif est que chacun se mette à la place de l&rsquo;autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous vous inscrivez dans l&rsquo;économie sociale et solidaire. Comment cela se traduit-il&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. d. S.-B.</strong>Alenvi emploie une centaine d&rsquo;auxiliaires de vie (plus des personnels administratifs). Nous avons pris le statut d&rsquo;entreprise solidaire d&rsquo;utilité sociale (Esus). Outre le comité social et économique (CSE), nous avons mis en place un comité de gouvernance partagée dans lequel chaque équipe autonome compte un représentant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous rémunérons nos aides à domicile 15&nbsp;% au-dessus du Smic. D&rsquo;ailleurs, nous arrivons à recruter sans trop de mal. Enfin, notre échelle des salaires ne dépasse pas un écart d&rsquo;un à cinq.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le secteur de l&rsquo;aide à domicile traverse une crise profonde. Quel regard portez-vous sur cette situation&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. d. S.-B.</strong>Il faut&nbsp;tout de même voir le chemin parcouru dans l&rsquo;accompagnement des personnes vulnérables, par exemple avec les Ehpad. Aujourd&rsquo;hui, le regard a changé avec les enjeux très forts du libre choix et de la participation sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne crois pas qu&rsquo;une loi changera les choses en profondeur. Je crains qu&rsquo;on veuille normer davantage. On s&rsquo;est déjà battu voici deux ou trois ans pour éviter que les habitats partagés aient les mêmes contraintes que les établissements recevant du public (ERP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Évidemment, de nouveaux financements sont nécessaires pour le secteur, mais il est important de sortir d&rsquo;une logique consumériste et d&rsquo;impliquer tout le monde dans l&rsquo;accompagnement des plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Noël BOUTTIER</p>
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		<title>Le baluchonnage pourrait générer 59 millions d&#8217;euros d&#8217;économies par an</title>
		<link>https://firdis.com/le-baluchonnage-pourrait-generer-59-millions-deuros-deconomies-par-an/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:44:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Le Média Social le 10 juin 2026 Dans une étude, Baluchon France analyse les coûts évités par le recours au relayage à domicile des aidants de personnes âgées ou handicapées. En tenant compte des effets de ce dispositif sur la santé de l&#8217;aidant&#160;et de l&#8217;aidé, les résultats montrent&#160;que les économies pourraient atteindre&#160;59&#160;millions [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/le-baluchonnage-pourrait-generer-59-millions-deuros-deconomies-par-an/">Le baluchonnage pourrait générer 59 millions d&rsquo;euros d&rsquo;économies par an</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Le Média Social le 10 juin 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une étude, Baluchon France analyse les coûts évités par le recours au relayage à domicile des aidants de personnes âgées ou handicapées. En tenant compte des effets de ce dispositif sur la santé de l&rsquo;aidant&nbsp;et de l&rsquo;aidé, les résultats montrent&nbsp;que les économies pourraient atteindre&nbsp;59&nbsp;millions d&rsquo;euros par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq ans après avoir montré&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/le-baluchonnage-plebiscite-par-les-aidants-et-les-professionnels_77h3Qu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les atouts</a>&nbsp;du relayage à domicile, Baluchon France apporte, dans une nouvelle étude socio-économique,&nbsp;<em>«&nbsp;la preuve chiffrée&nbsp;»</em>&nbsp;que ce dispositif est&nbsp;<em>«&nbsp;un investissement stratégique de santé publique&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Koreis, le cabinet chargé de l’enquête, a en effet chercher à estimer l’impact économique des&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/relais-des-proches-aidants-nouveau-cadre-pour-les-prestations-de-suppleance_najU2e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">prestations de baluchonnage</a>. Pour cela, il s’est intéressé aux&nbsp;<em>«&nbsp;coûts évités&nbsp;»</em>&nbsp;par ce relayage professionnel, en particulier concernant l’aidant qui peut ainsi souffler quelques heures ou quelques jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">État de santé de l&rsquo;aidant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs types de «&nbsp;coûts&nbsp;» ont été identifiés&nbsp;: ceux liés aux soins et plus globalement à l’état de santé de l’aidant voire même à son entrée précoce en institution. Ont aussi été examinées les implications financières relatives à son parcours professionnel et le recours aux aides d’urgence pour la personne aidée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour chacune de ces dépenses, Koreis a comparé les frais engagés par les aidants bénéficiant d’un relayage à ceux n’en disposant pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en ressort que les personnes bénéficiant d’un relayage&nbsp;se rendent moins souvent chez le médecin généraliste (4,8 consultations par an contre 7,3 pour les aidants sans relayage) ou chez les professionnels de santé mentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, ils comptabilisent moins de jours d’hospitalisation par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces éléments rapportés aux coûts des consultations conduisent les auteurs à évaluer à 84&nbsp;100&nbsp;€ d’économie générés pour 100 prestations de relayage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gestion des crises</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre point&nbsp;important&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;le soutien continu du baluchonneur permet aux aidants de mieux gérer les crises à domicile, évitant le recours aux solutions de dernier recours&nbsp;»</em>. Résultat, près de&nbsp;quatre jours d’hébergement d’urgence en moins par an et par aidant est comptabilisé, générant une économie estimée à 509&nbsp;000&nbsp;€ d’économies pour 100 prestations (soit 5&nbsp;090&nbsp;euros) par aidant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données montrent aussi que des dépenses sont évitées sur le long terme à la fois concernant la santé de l’aidant et l’entrée en institution. En limitant l’isolement social, le relayage peut réduire le risque de maladie cardiovasculaire, de cancers, d’AVC ou de diabète sur une période de dix ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les économies liées à la réduction de ces risques sont alors estimées à 534&nbsp;500&nbsp;€&nbsp;pour&nbsp;100 aidants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entrée en établissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l&rsquo;étude,<em>&nbsp;«&nbsp;17&nbsp;% des aidants estiment que le baluchonnage a permis un report de l’institutionnalisation de l’aidé de près de 7 mois&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard du coût mensuel moyen évité (3&nbsp;018&nbsp;€), 356&nbsp;000&nbsp;€ d&rsquo;économies sont directement associées au report de l&rsquo;entrée en établissement pour 100 situations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’étude permet&nbsp;<em>«&nbsp;d’observer de potentiels impacts du baluchonnage sur le parcours professionnel de l’aidant&nbsp;»</em>. Sans pouvoir le chiffrer faute de données précises, l’enquête pointe «<em>&nbsp;un impact positif du baluchonnage sur le maintien du temps de travail souhaité, l’amélioration de la productivité et sur une diminution du nombre de jours d’arrêt maladie&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Retour sur investissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au final, en ajoutant l’ensemble des coûts évités, l’étude identifie&nbsp;<em>«&nbsp;un retour sur investissement conséquent&nbsp;»</em>&nbsp;du baluchonnage. En effet, en extrapolant à la cible nationale estimée à 10&nbsp;000 aidants éligibles, le dispositif, dont les dépenses d’investissement pour 100 prestations se montent à 450&nbsp;000&nbsp;€ sur un an, permettrait d’économiser au moins 59&nbsp;millions d’euros (M€) dans les douze mois suivant ces prestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit,&nbsp;<em>«&nbsp;1&nbsp;euro investi dans le baluchonnage permettrait&nbsp;1,30&nbsp;euro d&rsquo;économie pour la société en un an&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur dix ans, l’étude projette&nbsp;jusqu&rsquo;à 89&nbsp;M€ d’économies supplémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noémie COLOMB</strong></p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/le-baluchonnage-pourrait-generer-59-millions-deuros-deconomies-par-an/">Le baluchonnage pourrait générer 59 millions d&rsquo;euros d&rsquo;économies par an</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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		<title>Bousculée par les enfants porteurs de TND, la protection de l’enfance se réinvente</title>
		<link>https://firdis.com/bousculee-par-les-enfants-porteurs-de-tnd-la-protection-de-lenfance-se-reinvente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:31:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans La média Social le 10 juin 2026 Troubles du neurodéveloppement (TND) et psychotraumatismes mettent à l&#8217;épreuve les professionnels de la protection de l’enfance. Réunis le 4&#160;juin à Paris à l&#8217;occasion de la journée de réflexion annuelle de la Cnape, experts et acteurs de terrain ont partagé leurs constats et mis en lumière [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/bousculee-par-les-enfants-porteurs-de-tnd-la-protection-de-lenfance-se-reinvente/">Bousculée par les enfants porteurs de TND, la protection de l’enfance se réinvente</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans La média Social le 10 juin 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troubles du neurodéveloppement (TND) et psychotraumatismes mettent à l&rsquo;épreuve les professionnels de la protection de l’enfance. Réunis le 4&nbsp;juin à Paris à l&rsquo;occasion de la journée de réflexion annuelle de la Cnape, experts et acteurs de terrain ont partagé leurs constats et mis en lumière des réponses innovantes pour mieux accompagner ces enfants à double vulnérabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de 40&nbsp;% des enfants dans le champ de la protection de l&rsquo;enfance pourraient être concernés par un trouble du neurodéveloppement (TND), a rappelé Étienne Pot, le délégué interministériel à la stratégie nationale pour les TND, en introduction&nbsp;<a href="https://www.cnape.fr/colloque-tnd-psychotraumatismes-la-protection-de-lenfance-face-aux-situations-complexes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">du colloque</a>&nbsp;de la Convention nationale des associations de protection de l’enfant (Cnape), le 4&nbsp;juin à Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Attention, «<em>&nbsp;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;envolée de&nbsp;ces troubles, leur prévalence est stable.</em>&nbsp;» Le défi aujourd’hui, selon lui, «&nbsp;<em>la double vulnérabilité, qui est accueillie aussi bien à la protection de l&rsquo;enfance que dans les établissements accueillant des enfants en situation de handicap, ce qui&nbsp;</em>[met surtout en lumière]<em>&nbsp;les inégalités territoriales dans l&rsquo;implantation de l&rsquo;offre&nbsp;»</em>&nbsp;et challenge la<em>&nbsp;«&nbsp;capacité&nbsp;</em>[des professionnels]<em>&nbsp;à réinterroger les parcours des enfants&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">TND et/ou psychotraumatisme&nbsp;? «&nbsp;<em>Les remontées de terrain de nos adhérents témoignent qu’une grande partie des situations mettant en difficulté les professionnels relèvent de ce qu’on a longtemps considéré comme un cumul de fragilités&nbsp;</em>», explique Pauline de la Losa, responsable handicap de la Cnape.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, «<em>&nbsp;ces difficultés ne s’additionnent pas&nbsp;; elles s’enchevêtrent, interagissent, se modifient au fil du temps et peuvent s’amplifier mutuellement, entraînant la création de situations complexes&nbsp;</em>». Pour y faire face, la Cnape entend contribuer à «&nbsp;<em>construire une matière théorique et pratique</em>&nbsp;» afin de «&nbsp;<em>modifier les grilles de lecture</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Maquis des TND et diagnostic complexe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les troubles neurodéveloppementaux sont un ensemble d’affections qui débutent dans l’enfance et altèrent durablement le fonctionnement personnel, social, scolaire ou professionnel. Ils recouvrent les troubles du spectre de l’autisme (TSA), les troubles de la communication, les troubles spécifiques des apprentissages (DYS), le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les tics chroniques et le syndrome de Gilles de la Tourette, les troubles du développement intellectuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chose est sûre, selon Thierry Maffre, pédopsychiatre et conseiller médical de la délégation interministérielle, «&nbsp;<em>les études scientifiques récentes montrent que les TND sont plus innés qu’acquis&nbsp;; ce qui veut dire que l’environnement socio-familial, même s’il peut aggraver les troubles, est secondaire par rapport à la vulnérabilité génétique</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste qu’au vu des symptômes, le diagnostic n’est pas simple. «&nbsp;<em>Le risque est d’interpréter trop vite un comportement atypique comme un trouble de l’attachement (retrait émotionnel ou au contraire désinhibition du contact social) ou, inversement, d’attribuer toute difficulté relationnelle au TND&nbsp;</em>», explicite Anthony Soter, psychomotricien et chercheur à l’Inserm.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il faut évaluer, c’est avant tout «&nbsp;<em>le fonctionnement de l’enfant, sensoriel, cognitif, langagier, socio-émotionnel, et pas seulement son expression comportementale (retrait social, faible réciprocité, familiarité excessive, impulsivité, hypervigilance, etc.)</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cela, il est souhaitable de «&nbsp;<em>croiser les expertises&nbsp;</em>» afin de «&nbsp;<em>comprendre les trajectoires comportementales et les facteurs de vulnérabilités, de distinguer TND, styles d’attachement et traumatismes éventuels</em>&nbsp;» pour «<em>&nbsp;accompagner précocement, en équipe, avec des hypothèses révisables&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un repérage plus précoce</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les recommandations de bonnes pratiques de la Haute autorité de santé (HAS), véritable boussole en la matière, insistent notamment sur la nécessité d’une intervention précoce. Dès lors, la stratégie nationale TND 2023-2027 mise sur le déploiement dans tout le territoire des plateformes de coordination et d’orientation (PCO) dédiées aux enfants de moins de 12 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les professionnels de la protection de l’enfance sont appelés à jouer un rôle accru dans le repérage en amont, même si les difficultés d’accès au diagnostic persistent dans certains territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais que faire face à des PCO submergées ou des enfants de plus de 12 ans sans diagnostic, interrogent les professionnels&nbsp;? La mesure 13 de la stratégie nationale, qui vise à améliorer le repérage et le diagnostic des troubles du neurodéveloppement chez les enfants et adolescents accompagnés en IME, Ditep, EAAP et Mecs sans diagnostic TND, devrait offrir une issue avec la constitution d’équipes mobiles, répond Thierry Maffre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une adaptation des réponses</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux situations complexes, comment faire évoluer (aussi) l’accompagnement pour éviter les ruptures de parcours&nbsp;? L’Alefpa, en partenariat avec l’Université de Lille et avec le soutien de la CNSA, a analysé 34 dispositifs sociaux et médico-sociaux sur tout le territoire national. Le projet vise à comprendre en profondeur comment les acteurs construisent une offre de service pour les enfants à double vulnérabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le facteur clé est l’hybridation organisationnelle avec deux leviers&nbsp;: la fonction de contenance et la réflexivité collective, mais cette hybridation a un coût</em>&nbsp;», commente Elsa Kowalczuk, coordinatrice de l’étude et directrice adjointe à l’Alefpa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Il n’est pas nécessaire d’innover davantage, mais plutôt de travailler à la soutenabilité des expériences déjà existantes</em>&nbsp;», conclut Laëtitia Roux, maîtresse de conférences à l’Université de Lille. Cette première phase d’analyse constitue une base pour le développement d’expérimentations en 2026 sur trois territoires pilotes. L’évaluation se poursuivra jusqu’en juin&nbsp;2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Haute-Garonne, l’Arseaa développe plusieurs réponses complémentaires pour les enfants présentant une double vulnérabilité, combinant offre de répit, soutien aux assistants familiaux et accompagnement intensif coordonné pour des jeunes confiés à l’ASE avec notification de la MDPH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre initiative&nbsp;: l’Adapeila, association du champ handicap, et Linkiaa, association de protection de l’enfance, expérimentent en Loire-Atlantique des micro-Mecs (maisons d&rsquo;enfants à caractère social) pour des enfants de 6 à 12 ans à besoins spécifiques. Les deux acteurs ont co-construit ensemble un programme de formation pour faire monter en compétences les professionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marie DURIBREUX</strong></p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/bousculee-par-les-enfants-porteurs-de-tnd-la-protection-de-lenfance-se-reinvente/">Bousculée par les enfants porteurs de TND, la protection de l’enfance se réinvente</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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		<title>« Retour au bail » : à Paris, un dispositif qui évite les expulsions locatives</title>
		<link>https://firdis.com/retour-au-bail-a-paris-un-dispositif-qui-evite-les-expulsions-locatives/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:13:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans le Média Social le 10 juin 2025 Dans la capitale, un programme de prévention des expulsions locatives est expérimenté depuis deux ans. À la demande d&#8217;un important bailleur social, Emmaüs solidarité reprend temporairement le bail de locataires fortement endettés et leur propose un accompagnement renforcé afin de les aider à résoudre leurs [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/retour-au-bail-a-paris-un-dispositif-qui-evite-les-expulsions-locatives/">« Retour au bail » : à Paris, un dispositif qui évite les expulsions locatives</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans le Média Social le 10 juin 2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la capitale, un programme de prévention des expulsions locatives est expérimenté depuis deux ans. À la demande d&rsquo;un important bailleur social, Emmaüs solidarité reprend temporairement le bail de locataires fortement endettés et leur propose un accompagnement renforcé afin de les aider à résoudre leurs difficultés et à retrouver leur autonomie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mardi 2&nbsp;juin, une vingtaine de personnes se pressent dans un petit local de Paris Habitat, dans le 18e arrondissement de Paris. Agents de cet office HLM (qui gère 130&nbsp;000 logements), élus municipaux, professionnels d&rsquo;Emmaüs Solidarité et représentants de l&rsquo;État sont réunis pour célébrer la poursuite du programme «&nbsp;Retour au bail&nbsp;», après deux années d&rsquo;expérimentation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Objectif&nbsp;: zéro mise à la rue</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Paris Habitat mène une politique de zéro mise à la rue</em>, explique sa directrice générale, Cécile Belard du Plantys.&nbsp;<em>Le projet est né voici deux ans sous l&rsquo;ancienne municipalité avec l&rsquo;adjointe Léa Filoche. Pour prévenir les expulsions, nous nous sommes tournés vers Emmaüs solidarité à qui nous avons demandé de travailler dans la dentelle pour maintenir les locataires en grande difficulté financière.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adjoint au maire de Paris en charge du logement, Jacques Baudrier&nbsp;(PCF), se félicite d&rsquo;ailleurs du recul du nombre d&rsquo;expulsions à Paris en 2025 alors<a href="https://www.lemediasocial.fr/logement-les-expulsions-locatives-se-sont-envolees-en-2025_74sFtU" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;qu&rsquo;il a augmenté de 27&nbsp;% en moyenne nationale</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intervenir avant l&rsquo;expulsion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Nous avons été contactés par Paris habitat,</em>&nbsp;raconte Lotfi Ouanezar, directeur général d&rsquo;Emmaüs solidarité.&nbsp;<em>D&rsquo;habitude, nous recevons des personnes déjà expulsées. Là, nous travaillons sur la prévention.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout le monde en convient&nbsp;: il faut éviter autant que faire&nbsp;se peut une expulsion car celle-ci fait souvent tout basculer et rapidement.&nbsp;<em>«&nbsp;Il faut être là avant&nbsp;»</em>, insiste le responsable associatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment marche ce dispositif «&nbsp;Retour au bail&nbsp;»&nbsp;? Il se décompose en trois phases. Dans un premier temps, après le signalement d&rsquo;une situation de dettes locatives importantes, un accompagnement intensif est conduit auprès de la personne volontaire pour comprendre la situation et les raisons de cet endettement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travailleur social d&rsquo;Emmaüs multiplie, avec le locataire, les rendez-vous dans les différentes administrations pour tenter de trouver des solutions financières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Effets de l&rsquo;accompagnement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début du projet, treize ménages, soit 26 personnes, ont commencé à être accompagnés par Emmaüs solidarité. Leur revenu moyen est de 1&nbsp;000&nbsp;€ et leur dette atteint les 25&nbsp;000&nbsp;€. Même si l&rsquo;accompagnement ne règle pas toutes les difficultés, il produit des effets très concrets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent, les personnes lourdement endettées s&rsquo;isolent chez elles, n&rsquo;osant pas sortir et rencontrer les administrations. L&rsquo;accompagnement d&rsquo;Emmaüs facilite cette sortie de chez soi.&nbsp;<em>«&nbsp;Grâce à cela, certains locataires se sont mis à chercher du travail&nbsp;»</em>, note Lotfi Ouanezar.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intermédiation locative</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde phase du projet consiste à transférer pour six mois ou un an, le bail du ménage à Emmaüs solidarité qui&nbsp;<em>«&nbsp;devient locataire de Paris Habitat et est responsable de la gestion locative en direct avec le locataire en résiliation de bail&nbsp;»</em>. Ce principe d&rsquo;intermédiation locative permet d&rsquo;assainir la situation et de restaurer progressivement le bail au locataire, ce qui constitue la troisième phase de ce dispositif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif, poursuit le bailleur, est de&nbsp;<em>«&nbsp;permettre l’apurement de la dette locative, la stabilisation de la situation administrative et financière des locataires, notamment en ouvrant leurs droits et ainsi rendre aux personnes leur autonomie dans leur logement&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Pendant cet accompagnement, nous mobilisons le Fonds de solidarité pour le logement (FSL)</em>, raconte Lotfi Ouanezar.&nbsp;<em>Nous travaillons avec les ménages pour qu&rsquo;ils comprennent les mécanismes de rupture avec le bailleur. C&rsquo;est important d&rsquo;y arriver car si une personne est expulsée, toute la société y perd.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Financement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme «&nbsp;Retour au bail&nbsp;» est financé par Paris habitat, la Direction régionale et interdépartementale de l&rsquo;hébergement et du logement (Drihl) d&rsquo;Île-de-France et le Fonds national d&rsquo;accompagnement vers et dans le logement (FNAVDL). L&rsquo;enveloppe globale annuelle s&rsquo;élève à 150&nbsp;000&nbsp;euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mission logement d&rsquo;Emmaüs solidarité salarie deux professionnels sur ce projet. À noter que d&rsquo;autres bailleurs franciliens ont exprimé leur intérêt pour ce dispositif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noël BOUTTIER</strong></p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/retour-au-bail-a-paris-un-dispositif-qui-evite-les-expulsions-locatives/">« Retour au bail » : à Paris, un dispositif qui évite les expulsions locatives</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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		<title>Au congrès de l&#8217;Unapei, les familles réclament leur place dans la société inclusive</title>
		<link>https://firdis.com/au-congres-de-lunapei-les-familles-reclament-leur-place-dans-la-societe-inclusive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 12:18:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://firdis.com/?p=4214</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article paru dans le Média Social le 8 juin 2026 Comment construire une société plus inclusive sans associer ceux qui accompagnent les personnes handicapées au quotidien&#160;? À Bordeaux, lors de son 66e congrès, l&#8217;Unapei a placé les familles au cœur du débat, considérant que la transition inclusive ne pourra réussir qu&#8217;en s&#8217;appuyant&#160;sur leur expertise et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/au-congres-de-lunapei-les-familles-reclament-leur-place-dans-la-societe-inclusive/">Au congrès de l&rsquo;Unapei, les familles réclament leur place dans la société inclusive</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans le Média Social le 8 juin 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment construire une société plus inclusive sans associer ceux qui accompagnent les personnes handicapées au quotidien&nbsp;? À Bordeaux, lors de son 66e congrès, l&rsquo;Unapei a placé les familles au cœur du débat, considérant que la transition inclusive ne pourra réussir qu&rsquo;en s&rsquo;appuyant&nbsp;sur leur expertise et celle des personnes concernées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Moi, c’est Hélène. J’ai 44 ans et je suis mère d’un enfant de 13 ans, qui est autiste. J’échange beaucoup avec d’autres parents&nbsp;: finalement, nous parlons peu du handicap de nos enfants, mais de tout ce qu’il y a autour, qui nous fatigue et nous enfonce – la MDPH qui perd votre dossier, celui qui n’avance pas, le manque de formation des professionnels à la crèche, à l’école… En tant qu’aidant, on a toutes les casquettes. Heureusement que l’on se soutient entre familles</em>&nbsp;», soupire cette maman, dont le frère aîné est également autiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>J’aide ma mère pour que tout soit en place le jour où elle ne sera plus là&nbsp;</em>», ajoute-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce témoignage résume à lui seul ce que dénonce l’Unapei&nbsp;: la responsabilisation croissante des familles et le décalage entre la réalité des vies, les réformes engagées et&nbsp;les moyens réellement mobilisés pour les mettre en œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">CNH&nbsp;: les associations entendues&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En préambule de ce congrès&nbsp;<a href="https://www.unapei.org/article/congres-de-lunapei-2026-handicap-les-familles-au-coeur-de-laction/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">consacré à la thématique des «&nbsp;familles au cœur de l’action&nbsp;»</a>, organisé à Bordeaux du 3 au 5&nbsp;juin, le président de l&rsquo;Unapei a notamment rappelé à Camille Galliard-Minier, la ministre déléguée chargée de l&rsquo;Autonomie et des Personnes handicapées, présente ce matin-là, que «<em>&nbsp;les personnes en situation de handicap, professionnels, bénévoles et familles assument leurs responsabilités&nbsp;: celles de s’engager chaque jour pour une société de libertés et d’égalité&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Or,&nbsp;<em>«&nbsp;des projets de loi de finances reviennent de manière inacceptable sur certains des acquis les plus importants en matière de handicap. À quelques semaines de la&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/la-conference-nationale-du-handicap-aura-lieu-le-25-juin_4dPdqw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conférence nationale du handicap (CNH)</a>&nbsp;</em>[en principe le 25&nbsp;juin],<em>&nbsp;qui doit tracer les grandes lignes pour les années à venir, nos attentes sont importantes</em>&nbsp;», a souligné Luc Gateau devant plus de 2&nbsp;000 congressistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Nous attendons de la CNH qu&rsquo;elle apporte des réponses fortes à une problématique centrale&nbsp;: la marginalisation des associations par les pouvoirs publics. Mais, pour l&rsquo;heure, certaines propositions nous inquiètent&nbsp;</em>», a-t-il également indiqué, rappelant que depuis quelques années, les associations font l’objet de préjugés injustifiés sur leur rôle et leur légitimité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Associer les aidants à la transition inclusive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le congrès a mis l’accent sur la transition inclusive, qui doit «&nbsp;<em>s’inscrire dans une approche fondée sur les droits et ne peut se résumer à une logique de rationalisation et d’optimisation budgétaire</em>&nbsp;», a alerté l’Unapei à la veille de l’évènement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des tables rondes ont notamment abordé la façon dont les familles peuvent être associées dans la transition inclusive, tout en pointant la responsabilité collective de l’accompagnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Il est important de mettre en place des actions coordonnées pour soutenir les aidants le plus tôt&nbsp;possible, et de mieux les accompagner pour l’autonomisation des personnes handicapées.&nbsp;Il faut changer la façon dont on crée les services et le faire en partenariat avec les familles, qui ont une grande expertise</em>&nbsp;», a estimé Irène Bertana, responsable des politiques de l’association européenne des prestataires de services pour les personnes en situation de handicap (EASPD), représentant 20&nbsp;000 services dans 46 pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soutien de l&rsquo;Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a rappelé par ailleurs que l’Europe peut accompagner les familles dans la transition inclusive sur le plan financier avec le Fonds social européen (FSE), ainsi que le Fonds européen de développement régional (Feder).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des lignes directrices ont été publiées en 2024 pour savoir comment utiliser les fonds dans ce cadre, par exemple pour des projets autour de l’accessibilité, de logements adaptés, ou des services favorisant la vie autonome.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sebastian Gonzalez, chargé de plaidoyer pour Coface Families Europe (un organisme qui promeut la politique familiale au niveau européen) a lui évoqué le «&nbsp;pacte européen pour le soin&nbsp;» (Care Deal), qui devrait être présenté fin 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Nous militons pour créer un lien entre soin longue durée et handicap dans ce pacte, afin d’aller plus loin dans les droits pour les aidants avec par exemple plus de flexibilité dans les horaires de travail, ou plus de congés</em>&nbsp;», a-t-il expliqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Initiatives innovantes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectre de la désinstitutionalisation, prônée par l’Europe dans l’idée de s&rsquo;assurer qu&rsquo;une personne handicapée puisse vivre sa vie de manière indépendante, fait naître chez les professionnels la crainte d’une refamiliarisation du handicap.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement, diverses initiatives vont dans le sens du développement de services et de l’autonomisation, pour accompagner les familles dans la transition inclusive. «&nbsp;<em>On remarque des peurs concernant la protection des personnes si elles ont plus d’autonomie. Mais la personne est experte de sa propre vie&nbsp;</em>», a rappelé Isabelle Vial, directrice de l’Association tutélaire de l’Aude (ATDI).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En collaboration avec l’ARS des Hauts-de-France, Les papillons blancs&nbsp;de Lille ont créé une maison d’accueil spécialisée (MAS) proposant jusqu’à 60&nbsp;heures d’accompagnement à domicile par semaine, du lundi au samedi, pour répondre à des situations particulières ou pour des familles qui préfèrent ce type d’accompagnement pour leur proche en situation de handicap de plus de 16 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Nous accompagnons chez les aidants et voudrions aller plus loin pour adapter ce dispositif au logement des personnes en situation de handicap, y compris très dépendante</em>s&nbsp;», a révélé Marie Morot, directrice générale de l’association.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Gard, l’Unapei 30 s’apprête à inaugurer une résidence inclusive&nbsp;: 42 logements (sur 93) sont réservés à des personnes en situation de handicap. En Eure-et-Loir, département pionnier sur l’inclusion scolaire, des IME ont été transformés en Dame (dispositifs d&rsquo;accompagnement médico-éducatif), entre autres actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les familles sont associées à toutes ces approches. Développer des solutions d’accompagnement est crucial&nbsp;: c’est la condition pour que les personnes en situation de handicap soient de vraies citoyennes et que leurs aidants puissent continuer à les soutenir, en ayant aussi leur vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les lauréats du prix Unapei-GMF</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Adapei 45 – Les Papillons Blancs du Loiret propose un accompagnement global et précoce, avec un interlocuteur unique, pour faciliter l’orientation des familles selon les besoins de leur enfant et garantir la continuité des parcours.</li>



<li>Les Papillons Blancs d’Hazebrouck ont imaginé le « Mois des aidants », une initiative offrant aux aidants des activités « bien-être » gratuites et une journée en lieu de répit, pour souffler près de chez eux.</li>



<li>Les Papillons Blancs du Finistère facilitent l’accès à des activités avec le dispositif « Loisirs en famille », pour des sorties culturelles et sportives réellement adaptées et sécurisées grâce à un accompagnement professionnel.</li>
</ul>



<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Laetitia BONNET</strong></p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/au-congres-de-lunapei-les-familles-reclament-leur-place-dans-la-societe-inclusive/">Au congrès de l&rsquo;Unapei, les familles réclament leur place dans la société inclusive</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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		<title>Protection de l’enfance : les TISF savent « ressentir l’indicible »</title>
		<link>https://firdis.com/protection-de-lenfance-les-tisf-savent-ressentir-lindicible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 09:21:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://firdis.com/?p=4211</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Le Média Social le 4 juin 2026 Lors d’une journée organisée le 2&#160;juin à Paris, les techniciennes de l’intervention sociale et familiale (TISF) étaient à l’honneur. Mais alors que leur rôle en matière de prévention est plébiscité, les services d&#8217;aide et d&#8217;accompagnement à domicile (Saad) aux familles restent confrontés à des défis [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/protection-de-lenfance-les-tisf-savent-ressentir-lindicible/">Protection de l’enfance : les TISF savent « ressentir l’indicible »</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Le Média Social le 4 juin 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une journée organisée le 2&nbsp;juin à Paris, les techniciennes de l’intervention sociale et familiale (TISF) étaient à l’honneur. Mais alors que leur rôle en matière de prévention est plébiscité, les services d&rsquo;aide et d&rsquo;accompagnement à domicile (Saad) aux familles restent confrontés à des défis de visibilité et de financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle est la place des services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad) aux familles dans le soutien à la parentalité&nbsp;? Quel rôle jouent les techniciennes de l’intervention sociale et familiale (TISF) dans le système de protection de l’enfance&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est autour de ces questions que se sont tenus les échanges de la journée organisée par la Fédération de l’aide à domicile – Fnaafp/CSF – le 2&nbsp;juin à Paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rôle de prévention</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/tout-juste-presente-le-projet-de-loi-de-protection-des-enfants-est-deja-critique_sis0nd" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le projet de loi sur la protection des enfants</a>&nbsp;entend limiter les placements à l’aide sociale à l’enfance, les interventions (professionnels de terrain et représentants des institutions) ont mis en avant le rôle&nbsp;préventif des Saad familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que ces services peuvent intervenir en prévention, via un financement par les caisses d’allocations familiales (CAF), ou dans le cadre d’une décision administrative ou judiciaire de protection de l’enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, les missions des TISF dans la mise en place de ces interventions ont été largement mises en avant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Ressentir l’indicible&nbsp;»</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Elles ont un rôle majeur pour faire en sorte que les enfants restent avec leurs parents&nbsp;»</em>, a ainsi déclaré l’ancien président du tribunal pour enfants de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig. Lorsqu&rsquo;elle entre dans un foyer,&nbsp;<em>«&nbsp;une TISF sait percevoir, en quelques secondes, l’atmosphère qui y règne et ressentir l’indicible&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En étant<em>&nbsp;«&nbsp;dans la vie réelle de la famille&nbsp;»</em>, elle peut ainsi<em>&nbsp;«&nbsp;rapidement vérifier les diagnostics&nbsp;du juge et savoir si les réponses apportées à une famille [en assistance éducative] sont à la hauteur du problème&nbsp;»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Relation de confiance</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Nous avons la chance d’être à domicile, de voir l’entièreté de la vie de la famille, d’être là où ça se passe&nbsp;: on perçoit des choses que personne d’autre ne peut voir&nbsp;»</em>, complète François Testa, directeur de territoires à l’Association spécialisée dans l’intervention à domicile (AMFD) Île-de-France. Il évoque ainsi<em>&nbsp;«&nbsp;la relation de confiance&nbsp;»</em>&nbsp;que tisse la TISF avec la famille qu’elle accompagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;C’est souvent à partir des tâches ménagères qu’on arrive à entrer dans la maison et à développer une relation de confiance&nbsp;»</em>, témoigne aussi Sophie Ernouf, TISF à l’Association d’aide familiale populaire (AAFP) de la Manche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, les bénéfices sont rapidement visibles, notamment&nbsp;<em>«&nbsp;après une naissance, lorsqu’on prend en charge une partie de la fratrie, et que la mère peut souffler&nbsp;».</em>&nbsp;Autre exemple&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;lorsqu’on arrive à réunir autour de la table toute la famille pour faire un jeu de société, on voit tout de suite du bienfait&nbsp;».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Casser&nbsp;«&nbsp;l’asymétrie&nbsp;»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres points forts de l’intervention à domicile, Renaud Hard, chef de projet à la direction de la qualité de l’accompagnement social et médico-social à la Haute autorité de santé (HAS), insiste sur le fait qu’elle&nbsp;<em>«&nbsp;casse l’asymétrie&nbsp;»</em>&nbsp;qui existe entre l’institution et la famille, ce qui permet de&nbsp;<em>«&nbsp;créer les conditions d’une collaboration avec les parents&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il rappelle que les Saad familles peuvent être mandatés pour réaliser&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/assistance-educative-la-has-propose-un-cadre-pour-les-visites-en-presence-d-un-tiers_e4jYuE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les visites en présence d’un tiers</a>&nbsp;(VPT) décidées par le juge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La TISF a aussi un rôle charnière dans l’accompagnement d’une famille.&nbsp;<em>«&nbsp;Lorsqu’il y a de nombreux intervenants autour d’une famille [assistants sociaux, référents ASE, tuteurs…], la TISF permet de donner du sens à toutes ces interventions que la famille ne comprend pas forcément&nbsp;»,</em>&nbsp;ajoute François Testa. C’est d’ailleurs pour cette raison que, selon lui, elle doit avoir sa place dans les réunions de synthèse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visibilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que malgré tous ces points positifs, les Saad familles sont parfois encore méconnus.<em>&nbsp;«&nbsp;La légitimité des Saad familles doit être rendue plus visible car, plus on repère tôt, mieux on accompagne les familles&nbsp;et on évite les placements&nbsp;»</em>, avance ainsi Carole Billon, directrice adjointe à la Caf du Val-d’Oise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est alors de<em>&nbsp;«&nbsp;travailler en réseau pour aider les institutionnels à apprendre à solliciter ces Saad&nbsp;»</em>, poursuit-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Évaluer l’impact</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’ensemble du secteur, les Saad familles sont confrontées à la pénurie de professionnels et aux difficultés de financement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce sujet, Pierre Stecker, directeur de projet «&nbsp;développement des politiques de soutien à la parentalité et des 1&nbsp;000 premiers jours&nbsp;» à la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), indique que si des réflexions sont en cours, le moment n&rsquo;est pas à la refonte du modèle économique des Saad familles. En cause notamment le contexte économique du pays mais aussi la proximité de la fin de&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/cog-etat-cnaf-les-priorites-de-la-branche-famille-pour-les-cinq-ans-a-venir_lol5pY" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la convention d&rsquo;objectifs et de gestion (COG)</a>&nbsp;entre l&rsquo;État et la Cnaf (2027).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, dans l’immédiat, il est nécessaire d’<em>«&nbsp;évaluer l’impact&nbsp;»</em>&nbsp;des Saad familles afin de prouver leur utilité et de&nbsp;<em>«&nbsp;rendre le discours sur la prévention plus robuste&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noémie COLOMB</strong></p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/protection-de-lenfance-les-tisf-savent-ressentir-lindicible/">Protection de l’enfance : les TISF savent « ressentir l’indicible »</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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