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	<title>FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</title>
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	<description>Simplifiez-vous le social et le médico-social</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jun 2026 17:45:12 +0000</lastBuildDate>
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	<title>FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</title>
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		<title>Radicalités violentes : un tiers des situations suivies concerne le masculinisme</title>
		<link>https://firdis.com/radicalites-violentes-un-tiers-des-situations-suivies-concerne-le-masculinisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 17:41:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Interview publiée dans La Média Social le 27 mai 2026 En Occitanie, les professionnels sollicitent de plus en plus le Cresam, centre spécialisé dans la prévention des radicalités violentes, pour des situations liées au masculinisme. Son coordonnateur, le sociologue Tristan Renard, nous décrit l&#8217;évolution de ces radicalités et les réponses apportées aux équipes de terrain. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Interview publiée dans La Média Social le 27 mai 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Occitanie, les professionnels sollicitent de plus en plus le Cresam, centre spécialisé dans la prévention des radicalités violentes, pour des situations liées au masculinisme. Son coordonnateur, le sociologue Tristan Renard, nous décrit l&rsquo;évolution de ces radicalités et les réponses apportées aux équipes de terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tristan Renard, sociologue, est le coordonnateur du Centre de ressources régional en santé mentale (Cresam), créé en 2017. Rattaché au Centre hospitalier Gérard Marchant de Toulouse, ce dispositif a pour vocation la prévention des processus de radicalités violentes et l&rsquo;accompagnement des professionnels confrontés à ces situations complexes.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En 2025, le Cresam a accompagné 2&nbsp;000 professionnels des secteurs sanitaire, social, médico-social et justice en Occitanie. Parmi les phénomènes repérés sur le terrain, les discours masculinistes occupent une place croissante, souvent en lien avec d&rsquo;autres formes de radicalité violente.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles sont les radicalités sur lesquelles vous travaillez&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tristan Renard</strong>Dès le début, le Cresam a choisi de ne pas limiter son action au djihadisme, car les radicalités sont de fait très diverses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les situations que nous observons concernent des personnes déjà prises en charge pour d&rsquo;autres problématiques&nbsp;: personnes suivies dans le cadre de la protection de l&rsquo;enfance, patients psychiatriques, situations liées aux handicaps ou au secteur médico-social, personnes en errance suivies par la prévention spécialisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit la plupart du temps de situations composites d’un point de vue idéologique&nbsp;: par exemple, des néonazis fanatiques de l&rsquo;État islamique ou des masculinistes qui deviennent satanistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cela ne va pas en s’arrangeant avec le temps&nbsp;: les voies menant à l&rsquo;extrémisme violent semblent de moins en moins cohérentes, avec un rapport plus individualiste aux organisations, mais souvent une même quête de respectabilité sociale pour les individus concernés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles que soient les radicalités que nous observons (survivalisme, ultradroite, djihadisme, masculinisme, etc.), elles cultivent une obsession pour le genre et se caractérisent par la réaffirmation d&rsquo;un ordre perçu comme traditionnel ou naturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les configurations d&rsquo;engagement&nbsp;sont aussi plurielles. Il y a des radicalités instrumentales, quand on mobilise un discours pour alerter ses parents, inquiéter les autorités ou provoquer les enseignants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres radicalités sont beaucoup plus structurées, quand elles engagent une transformation de soi, un rapport au corps différent ou une structuration intellectuelle autour d&rsquo;une cause.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais 20&nbsp;% des situations relèvent de radicalités de retrait.&nbsp;Il s&rsquo;agit d&rsquo;individus ou d’adolescents déscolarisés qui se retirent complètement de toute vie sociale et se rabattent sur l’espace numérique. C&rsquo;est dans ce type de radicalité que nous retrouvons les colorations masculinistes les plus importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce que l’on assiste à une réelle recrudescence des cas de masculinisme&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. R.</strong>Il y a une augmentation du nombre de situations, mais cela peut être aussi lié à une plus grande préoccupation des professionnels qui les identifient mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la quarantaine de situations que le Cresam traite désormais chaque année – contre une vingtaine seulement jusqu’à il y a trois ou quatre ans –, à peu près un tiers concerne les questions de masculinisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que cela concerne soit des cas clairement masculinistes – des discours de victimisation des hommes, présentant les hommes comme les victimes des femmes et du féminisme –, soit des situations plus floues, où le genre constitue une porte d&rsquo;entrée sur des formes de radicalité violente comme le survivalisme, le djihadisme, ou l&rsquo;ultradroite s&rsquo;appuyant sur des discours antiféministes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment intervenez-vous concrètement auprès des professionnels&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. R.</strong>Notre mission de service public – financée par l’agence régionale de santé d’Occitanie et donc complètement gratuite pour les professionnels – est axée sur la formation, la sensibilisation, la recherche et le soutien d&rsquo;équipes, sur des sollicitations individuelles ou de la part d’une institution ou d’un manager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les professionnels contactent notre équipe pluridisciplinaire – deux psychologues, deux psychiatres et un cadre administratif – par mail ou téléphone, quand ils craignent de la part d’une personne accompagnée un passage à l’acte violent contre autrui ou soi-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit donc pour nous, non pas de faire de la prise en charge, mais d&rsquo;intervenir indirectement en leur apportant un éclairage dans la compréhension de ces phénomènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les professionnels, qui ont le nez dans le guidon, tiennent parfois un discours émotif ou au contraire désincarné sur la situation repérée. L&rsquo;un des enjeux pour nous est de renseigner la matérialité de la violence pour mieux évaluer la dangerosité de l’individu, grâce à une grille d’évaluation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De quoi est-il capable&nbsp;? Quelle est son expérience de la violence&nbsp;? Est-il en train d’élaborer un passage à l’acte&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, il existe un décalage entre ce qui est montré par le sujet et ce qu’il peut réaliser. Cela suppose d’étudier son rapport au corps, et c’est d’autant plus vrai dans les mouvements masculinistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne devient pas extrémiste en lisant simplement des pamphlets, c&rsquo;est tout un ensemble d&rsquo;expériences dans les trajectoires de vie qui façonnent des dispositions chez les individus&nbsp;: par exemple, le harcèlement scolaire, notamment chez les adolescents, l&rsquo;isolement social, les difficultés familiales, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le but est de déboucher sur des pistes de travail pour les professionnels. Et parfois, elles sont somme toute assez simples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense à ce cas d’un jeune en IME, qui tenait des discours complotistes d’extrême droite mâtinés de propos masculinistes. En creusant, celui-ci souffrait surtout d’un sentiment de déclassement scolaire lié à une orientation par défaut. Une première solution consistait à remettre ce qu’il voulait vraiment faire au cœur de sa prise en charge.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="588" height="358" src="blob:https://firdis.com/2c34c45c-611e-481c-83bc-5cfac2f88bb7"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tristan Renard devant les locaux du Cresam qui dépend du centre hospitalier Gérard Marchant de Toulouse.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment mieux prévenir ces radicalités&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. R.</strong>Outre la protection des victimes de violences masculinistes qui devrait être un enjeu fondamental, il peut y avoir un enjeu de prévention à l’égard des personnes qui adhèrent à cette cause. Alors que l&rsquo;accent est aujourd&rsquo;hui mis sur les aspects cognitifs et discursifs, c&rsquo;est au contraire la notion d&rsquo;expérience qui nous semble centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est essentiel que l&rsquo;école ne crée pas un contexte dissonant par rapport aux discours véhiculés par les autorités publiques et les acteurs éducatifs&nbsp;: cas de harcèlement scolaire non traités par l’institution ou encore discours genrés larvés à l’école ou pratiques de mixité focalisées sur les enjeux d&rsquo;hétérosexualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette prévention primaire s&rsquo;ajoute la prévention secondaire&nbsp;: des groupes à risque, par exemple les&nbsp;boys clubs, peuvent se créer dans différents espaces comme pendant les premières années universitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la prévention tertiaire passe par la mise à disposition de ressources pluridisciplinaires pour guider les professionnels sur ces sujets qui présentent des enjeux importants en termes de démocratie et de vivre ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2022, le Cresam et d’autres acteurs tentent ainsi de développer une culture commune par la constitution d’un réseau national santé-radicalité, qui maille le territoire de plusieurs équipes ressources *.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle grande leçon tirez-vous de votre expérience sur le sujet&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>T. R.</strong>On a tendance à oublier que le rapport entre idéologie et violence ne se résume pas au terrorisme. Il faut interroger la part idéologique des violences intrapersonnelles, comme les violences conjugales et sexuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi, il arrive régulièrement que l&rsquo;équipe du&nbsp;Cresam et celle du Centre de ressources pour intervenants auprès d&rsquo;auteurs de violences sexuelles (Criavs), tous deux adossés à l&rsquo;hôpital Gérard Marchant, organisent de concert des soutiens sur les situations de violences sexuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous constatons en effet que l&rsquo;auteur de violences sexuelles est également nourri par un ensemble de discours qui viennent sinon initier, du moins justifier les passages à l&rsquo;acte violents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Capri Bordeaux, Radéo Occitanie, une équipe à Paris, Terra Psy en Normandie, réseau Virage à Strasbourg, DAPR à Lyon.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>À Blainville-sur-Orne, une plateforme d’entraide contre l’isolement</title>
		<link>https://firdis.com/a-blainville-sur-orne-une-plateforme-dentraide-contre-lisolement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 05:59:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour d&#8217;expérience publié sur le site de l&#8217;UNCCAS le 27 mai 2026 Créée en 2020 par le CCAS de Blainville-sur-Orne, la plateforme d’entraide met en relation, via un numéro unique, des habitants ayant besoin d’un soutien ponctuel avec des bénévoles de la commune. Accompagnements médicaux, visites de convivialité, aide administrative, courses ou petits services du [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Retour d&rsquo;expérience publié sur le site de l&rsquo;UNCCAS le 27 mai 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2020 par le CCAS de Blainville-sur-Orne, la plateforme d’entraide met en relation, via un numéro unique, des habitants ayant besoin d’un soutien ponctuel avec des bénévoles de la commune. Accompagnements médicaux, visites de convivialité, aide administrative, courses ou petits services du quotidien : le dispositif contribue à lutter contre l’isolement, à soutenir l’autonomie des personnes fragilisées et à faire vivre une solidarité citoyenne de proximité.</p>



<h1 class="wp-block-heading">Contexte</h1>



<p class="wp-block-paragraph">La plateforme d’entraide est née à l’automne 2020, dans le contexte du second confinement lié à la crise sanitaire. Face au risque d’isolement des personnes âgées, fragilisées ou sans soutien de proximité, les élus et le CCAS de Blainville-sur-Orne ont souhaité mettre en place une réponse rapide et concrète afin d’apporter une aide ponctuelle aux habitants qui en avaient besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif était double : répondre aux besoins du quotidien tout en maintenant un lien humain malgré les restrictions sanitaires. Très rapidement, des habitants bénévoles se sont mobilisés pour assurer des accompagnements médicaux, des visites de convivialité, des aides administratives ou de petits services de proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil du temps, le dispositif a révélé des besoins durables en matière de lien social et confirmé l’existence d’une forte dynamique d’engagement citoyen sur la commune. Face à son utilité sociale et à la mobilisation qu’elle a suscitée, la plateforme d’entraide a été pérennisée par la collectivité.</p>



<h1 class="wp-block-heading">Description</h1>



<h2 class="wp-block-heading">Publics ciblés par l&rsquo;action</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble des habitants de la commune peut bénéficier du dispositif ou s’y engager comme bénévole. Dans les faits, la plateforme est principalement sollicitée par des séniors, des personnes isolées ou fragilisées rencontrant des difficultés ponctuelles de mobilité, d’autonomie ou de lien social.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Principaux objectifs</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Rompre l’isolement des personnes vulnérables</li>



<li>Favoriser le maintien de l’autonomie</li>



<li>Réduire le renoncement aux soins</li>



<li>Encourager l’engagement citoyen et bénévole</li>



<li>Développer les solidarités de proximité</li>



<li>Renforcer les liens intergénérationnels</li>
</ul>



<div style="height:36px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Fonctionnement de l&rsquo;action&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La plateforme repose sur un numéro unique géré par le CCAS. Les habitants peuvent solliciter une aide ponctuelle : accompagnement à un rendez-vous médical, visite de convivialité, aide administrative, courses ou petits services du quotidien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un agent référent analyse les demandes et mobilise un bénévole en fonction des besoins identifiés et des disponibilités. Les interventions sont réalisées dans le respect d’une charte précisant les principes de gratuité, de confidentialité et d’intervention à la demande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des temps d’échange réguliers sont organisés afin d’animer le réseau de bénévoles, partager les expériences et accompagner les intervenants dans leurs missions. En 2025, une formation animée par une professionnelle de l’ADMR a notamment été proposée autour du repérage des fragilités chez les séniors.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’aide apportée, le dispositif contribue à renforcer les solidarités locales et l’engagement citoyen sur la commune.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moyens alloués&nbsp;</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Moyens humains&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif s’appuie sur un agent du CCAS, pilote de la plateforme, mobilisé à hauteur de 0,3 ETP.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Moyens matériels&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’agent dispose :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>d’un téléphone dédié,</li>



<li>des outils informatiques nécessaires au suivi du dispositif (ordinateur, logiciels, etc.).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le service communication de la Ville contribue également à la valorisation de l’action à travers la réalisation de flyers, d’affiches et de supports d’information.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Coût/budget</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Charges de personnel : 10 500 €</li>



<li>Frais de fonctionnement (réunions, temps conviviaux, etc.) : 350 €</li>



<li>Formation des bénévoles en 2025 : 420 €</li>
</ul>



<div style="height:39px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Partenaires de l&rsquo;action&nbsp;</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Partenaires opérationnels</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le service autonomie à domicile (SAD) du CCAS constitue un appui important pour la plateforme d’entraide. Les échanges réguliers entre les professionnelles du SAD et l’équipe du dispositif permettent de mieux repérer les situations de fragilité et d’apporter des réponses coordonnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette complémentarité entre interventions professionnelles et engagement bénévole contribue à proposer un accompagnement de proximité adapté aux besoins des habitants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Partenaires financiers</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif est financé par le CCAS via une subvention de la commune de Blainville-sur-Orne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2025, la plateforme est également valorisée par le Département dans le cadre du contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) du service autonomie à domicile du CCAS.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Outils de communication</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Flyer dédié</li>



<li>Communication sur les réseaux sociaux et les supports municipaux (bulletin municipal, magazine Anim’Seniors)</li>



<li>Articles dans la presse locale</li>



<li>Réunions bénévoles et temps conviviaux</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Outils pour évaluer&nbsp;</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Suivi du nombre de missions réalisées</li>



<li>Suivi du nombre de bénévoles actifs</li>



<li>Retours des bénéficiaires et des bénévoles</li>



<li>Réunions de bilan annuelles</li>



<li>Questionnaire auprès des bénévoles</li>
</ul>



<div style="height:45px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h1 class="wp-block-heading">Bilan</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Entre 2021 et 2025, la plateforme d’entraide a permis la réalisation de 384 missions, principalement des accompagnements médicaux et des actions de lutte contre l’isolement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, 155 missions ont été assurées grâce à l’engagement de 42 bénévoles mobilisés sur la commune. Au début de l’année 2026, 72 missions avaient déjà été réalisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif contribue au maintien de l’autonomie des personnes fragilisées, notamment en facilitant les déplacements, l’accès aux soins et le maintien du lien social. Il participe également à limiter les situations de renoncement aux soins pour des personnes confrontées à des difficultés de mobilité ou d’isolement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’accompagnement proposé aux habitants, la plateforme a favorisé l’émergence d’une dynamique locale d’engagement citoyen autour de la solidarité de proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin de l’année 2025, un partenariat avec La Poste a également été mis en place afin de mieux repérer les personnes âgées isolées, en particulier les séniors de 80 ans et plus. Ce travail de repérage permet d’identifier plus rapidement certaines situations de fragilité et d’orienter les habitants vers les dispositifs d’accompagnement existants, notamment les visites de convivialité et les aides de proximité proposées dans le cadre de la plateforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les perspectives de développement portent désormais sur :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l’élargissement du réseau de bénévoles,</li>



<li>la poursuite des actions de formation,</li>



<li>le développement des temps de convivialité,</li>



<li>le renforcement des actions intergénérationnelles.</li>
</ul>



<div style="height:47px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h1 class="wp-block-heading">Observations</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif est relativement simple à mettre en œuvre sur le plan opérationnel, mais sa pérennité repose sur une animation régulière et un portage politique clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs conditions apparaissent essentielles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>identifier un référent clairement identifié au sein du CCAS,</li>



<li>définir un cadre d’intervention précis pour les bénévoles,</li>



<li>maintenir un contact régulier avec le réseau afin d’éviter l’essoufflement de la mobilisation,</li>



<li>valoriser l’engagement des bénévoles dans la durée.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience montre également que les besoins d’accompagnement et de lien social persistent bien au-delà des périodes de crise. La plateforme a ainsi progressivement évolué d’une réponse d’urgence vers un dispositif durable de solidarité de proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le développement de partenariats locaux et le travail de repérage des situations de fragilité constituent des leviers importants pour mieux identifier les habitants isolés et adapter les réponses proposées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cette plateforme est née dans l’urgence du second confinement, mais nous avons rapidement constaté que les besoins de lien social et d’accompagnement existaient bien au-delà de la crise sanitaire. Aujourd’hui encore, elle permet de mobiliser des habitants au service de solidarités très concrètes et de proximité. », Jennifer Benard, vice-présidente du CCAS</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sauzé-entre-Bois : la résidence autonomie hors les murs</title>
		<link>https://firdis.com/sauze-entre-bois-la-residence-autonomie-hors-les-murs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 17:14:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fiche d&#8217;expérience publiée sur le site de l&#8217;UNCCAS le 30 avril 2026 La Résidence Autonomie hors les murs (RAHLM) repose sur un principe simple : aller vers les personnes les plus isolées, plutôt que d’attendre qu’elles sollicitent les services. En s’appuyant sur des résidents volontaires et un réseau de partenaires, elle permet de recréer du [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Fiche d&rsquo;expérience publiée sur le site de l&rsquo;UNCCAS  le 30 avril 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Résidence Autonomie hors les murs (RAHLM) repose sur un principe simple : aller vers les personnes les plus isolées, plutôt que d’attendre qu’elles sollicitent les services. En s’appuyant sur des résidents volontaires et un réseau de partenaires, elle permet de recréer du lien social, de repérer des situations de fragilité souvent invisibles et de proposer un accompagnement adapté, au plus près des besoins.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contexte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en place de cette action s’appuie sur plusieurs constats convergents. Le vieillissement de la population s’accompagne d’une progression des situations d’isolement, en particulier chez les personnes âgées vivant à domicile, souvent peu en lien avec les services existants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, les partenaires du CCAS observent des difficultés d’accès aux services sociaux, paramédicaux et médicaux pour des publics vulnérables, parfois éloignés des dispositifs de droit commun ou peu enclins à les solliciter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces constats mettent en évidence la nécessité de renforcer les démarches d’“aller vers”, afin de recréer du lien social, repérer plus précocement les fragilités et prévenir les ruptures de parcours et la perte d’autonomie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Description</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Publics cibles&nbsp;</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Personnes âgées isolées vivant à domicile.</li>



<li>Personnes en situation de vulnérabilité, quel que soit leur âge, repérées sur le territoire de Sauzé-entre-Bois.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Principaux objectifs&nbsp;</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Aller vers les personnes vulnérables repérées sur le territoire.</li>



<li>Rompre l’isolement et recréer du lien social.</li>



<li>Proposer un accompagnement adapté, en mobilisant si nécessaire des réponses sociales, paramédicales ou médicales.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Fonctionnement de l&rsquo;action&nbsp;</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Repérage et identification des publics</strong><br>Mené par le CCAS et ses partenaires (services sociaux, professionnels de santé, élus, entourage). Cette étape comprend la prise de contact et l’évaluation des besoins. Durée : en continu.</li>



<li><strong>Mobilisation des résidents volontaires</strong><br>Les résidents de la structure participent à l’action sur la base du volontariat. Durée : ponctuelle.</li>



<li><strong>Organisation des interventions “hors les murs”</strong><br>L’animatrice planifie les visites à domicile, les rencontres et les activités, et en assure le suivi via un outil dédié. Durée : actions régulières (hebdomadaires ou mensuelles).</li>



<li><strong>Accompagnement des bénéficiaires</strong><br>En fonction des besoins, un accompagnement social, paramédical ou médical est proposé, en lien avec les partenaires (DAC-PTA, plateforme de répit, etc.). Durée : variable selon les situations.</li>



<li><strong>Suivi et évaluation</strong><br>Un suivi régulier permet d’ajuster les interventions et de mesurer l’évolution des situations. Durée : bilans réguliers (trimestriels ou annuels).</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Moyens alloués</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Moyens humains : équipe du CCAS, animatrice, partenaires mobilisés.</li>



<li>Moyens matériels : minibus et solutions de transport solidaire.</li>



<li>Financement : soutien du FRAHM et subvention du Département des Deux-Sèvres (5.000 € en 2025 versés au CCAS).</li>



<li>Autres : ateliers proposés avec l’appui des partenaires.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Partenaires de l’action</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Partenaires opérationnels et leur implication</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’action repose sur un réseau d’acteurs mobilisés autour du CCAS :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les services sociaux (CCAS, services départementaux, élus, entourage de proximité) participent au repérage des situations, à l’orientation des publics et à la mise en lien,</li>



<li>Les services d’aide et de soins à domicile (SAAD, SSIAD) ainsi que les professionnels de santé libéraux contribuent à l’évaluation des besoins et à l’accompagnement des bénéficiaires,</li>



<li>Les associations locales (SIEL Bleu, CIF-SP, etc.) interviennent dans l’animation d’actions collectives et le renforcement du lien social.</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">Pilotage et coordination</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’animatrice assure le pilotage global du dispositif : coordination des partenaires, organisation des interventions et suivi des situations, en lien étroit avec le CCAS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des temps de coordination réguliers (réunions formelles et échanges informels) permettent d’ajuster les actions, de partager les informations et de garantir la continuité de l’accompagnement.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Partenaires financiers</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le Département des Deux-Sèvres soutient financièrement l’action en 2025.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Outils de communication</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Communication de proximité</strong><br>L’action repose principalement sur le relais des professionnels et partenaires (services sociaux, santé, élus), qui informent directement les publics concernés et facilitent le repérage.</li>



<li><strong>Supports d’information</strong><br>Des flyers, affiches et une plaquette de présentation sont diffusés dans les lieux partenaires (CCAS, mairies, centres sociaux, cabinets médicaux, pharmacies).</li>



<li><strong>Mobilisation interne</strong><br>Des réunions d’information au sein de la résidence permettent de présenter l’action et de recruter des résidents volontaires.</li>



<li><strong>Relais numériques</strong><br>Le site internet, les réseaux sociaux ou les newsletters des partenaires peuvent être mobilisés en complément pour élargir la diffusion.</li>



<li><strong>Valorisation de l’action</strong><br>Des bilans et retours d’expérience sont diffusés pour rendre visibles les résultats et renforcer l’adhésion des partenaires et du territoire.</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">Outils d&rsquo;évaluation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Des indicateurs de suivi sont définis en amont pour mesurer l’activité et l’impact du dispositif :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>nombre de personnes rencontrées,</li>



<li>nombre de visites réalisées,</li>



<li>niveau d’engagement des résidents volontaires,</li>



<li>nature des accompagnements mis en place (social, paramédical, médical),</li>



<li>évolution des situations des bénéficiaires.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces éléments permettent d’ajuster les modalités d’intervention et d’évaluer l’impact de l’action dans le temps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Éléments quantitatifs et qualitatifs</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’action a permis d’installer un rythme régulier de visites et de rencontres auprès des personnes identifiées, avec une montée en charge progressive du nombre de bénéficiaires accompagnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan qualitatif, les retours de terrain font état d’un renforcement du lien social et d’une diminution du sentiment d’isolement chez certaines personnes suivies. L’implication des résidents volontaires constitue également un levier intéressant, à la fois pour les bénéficiaires et pour les participants eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces résultats restent hétérogènes selon les situations et reposent encore fortement sur la dynamique locale et l’implication des acteurs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Impact de l’action au regard des objectifs initiaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’action répond globalement aux objectifs fixés, notamment en matière d’“aller vers” et de recréation de lien social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, l’intensité de l’accompagnement et la régularité des interventions varient selon les ressources disponibles et la mobilisation des partenaires. L’impact reste donc dépendant de l’organisation locale et de la capacité à maintenir un niveau d’engagement dans la durée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Difficultés rencontrées et solutions apportées</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs limites ont été identifiées :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une mobilisation irrégulière des résidents volontaires, liée à leur disponibilité et à leur propre situation,</li>



<li>Des difficultés de repérage des publics les plus isolés, en particulier en début de dispositif,</li>



<li>Une coordination parfois complexe entre les partenaires,</li>



<li>Une disponibilité limitée de certains professionnels de santé.</li>



<li>Pour y répondre, des ajustements ont été mis en place :</li>



<li>Renforcement du réseau partenarial pour améliorer le repérage,</li>



<li>Mise en place de temps de coordination plus réguliers,</li>



<li>Adaptation du rythme et des modalités d’intervention.</li>



<li>Ces réponses ont permis d’améliorer le fonctionnement, sans pour autant lever totalement les fragilités du dispositif.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives d’évolution</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs pistes d’évolution sont identifiées :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Elargir le public accompagné et développer des actions collectives en complément des visites individuelles,</li>



<li>Structurer davantage le réseau partenarial pour sécuriser le repérage et l’orientation,</li>



<li>Consolider l’engagement des résidents volontaires dans la durée,</li>



<li>Mieux outiller le suivi et la coordination.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, l’enjeu principal reste la capacité à stabiliser le modèle d’intervention et à réduire sa dépendance à l’implication individuelle des acteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Observations</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Conseils pour l&rsquo;essaimage</h3>



<h4 class="wp-block-heading">Potentiel de transfert de l’action</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’action est transférable sur d’autres territoires confrontés à des problématiques d’isolement et de non-recours, à condition de réunir certaines conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son principe – aller vers des publics vulnérables en s’appuyant sur un réseau local et sur des volontaires – est reproductible. En revanche, sa mise en œuvre reste fortement dépendante du contexte local, notamment de la structuration du partenariat et des ressources humaines disponibles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Principaux atouts du montage de l’action</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une logique d' »aller vers » qui permet de toucher des publics éloignés des dispositifs,</li>



<li>L’implication de résidents volontaires, qui renforce la dimension de proximité et de solidarité,</li>



<li>Un réseau partenarial mobilisé, facilitant l’identification des besoins et l’orientation,</li>



<li>Une organisation souple, permettant d’adapter les interventions aux situations rencontrées.</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">Principales difficultés rencontrées</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li>Une mobilisation inégale des partenaires, en particulier des professionnels de santé,</li>



<li>Un repérage des publics isolés long et parfois incertain,</li>



<li>Un engagement des volontaires qui peut fluctuer dans le temps,</li>



<li>Une coordination exigeante entre des acteurs aux logiques et contraintes différentes.</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">Points de vigilance pour un autre territoire</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li>Identifier un pilotage clair et dédié : sans coordination forte, l’action se fragilise rapidement,</li>



<li>Structurer le partenariat en amont, notamment avec les acteurs du soin,</li>



<li>Anticiper le temps nécessaire au repérage et à l’installation de la relation de confiance,</li>



<li>Encadrer et accompagner les volontaires pour éviter l’essoufflement,</li>



<li>Adapter le dispositif aux réalités locales (densité du territoire, offre de services, publics).</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">Retour d’expérience</h4>



<p class="wp-block-paragraph">« Cette action permet de recréer du lien là où l’isolement devient trop important. Aller vers les personnes, plutôt que d’attendre qu’elles viennent à nous, change profondément la manière d’accompagner les publics vulnérables. Sans ce type d’initiative, certaines personnes ne seraient plus du tout en contact avec l’extérieur. L’action permet aussi de repérer des situations de fragilité plus tôt. », Sandra Bineau, cheffe du dispositif RAHLM</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Le modèle social du handicap n’a pas encore infusé dans les crèches »</title>
		<link>https://firdis.com/le-modele-social-du-handicap-na-pas-encore-infuse-dans-les-creches/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 08:23:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://firdis.com/?p=4146</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Les ASH le 10 avril 2026 Doctorant en sociologie, Samuel Fely s’intéresse à l’accompagnement des enfants porteurs de handicap au sein des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE). Après avoir partagé le quotidien de cinq crèches pendant un an et demi, le chercheur note des différences dans l’approche des équipes en fonction [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Les ASH le 10 avril 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Doctorant en sociologie, Samuel Fely s’intéresse à l’accompagnement des enfants porteurs de handicap au sein des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE). Après avoir partagé le quotidien de cinq crèches pendant un an et demi, le chercheur note des différences dans l’approche des équipes en fonction du genre et du milieu social des tout-petits.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ses recherches, outre les observations ethnographiques dans des&nbsp;<a href="https://www.ash.tm.fr/protection-enfance/creches-associatives-pourquoi-la-fehap-appelle-a-laide-964565.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crèches</a>, Samuel Fely s’est appuyé sur&nbsp;<a href="https://plateforme-acces-donnees-elfe-france.site.ined.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la base de données Elfe</a>, première grande cohorte d’enfants suivis depuis la naissance en 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>ASH : Vous parlez d’«&nbsp;inquiétudes&nbsp;» quand les professionnels de la petite enfance suspectent des troubles du développement chez un enfant. Que revêt ce terme et pourquoi l’avoir choisi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Samuel Fely :&nbsp;</strong>Je voulais un concept un peu vague qui permette de comprendre les préoccupations des professionnelles [en majorité des femmes, ndlr] à propos de certains enfants. Utiliser un terme large et flou représente un choix méthodologique qui renvoie à l’expérience vécue par les professionnelles sans fixer ni le type de trouble, ni le type d’interprétation réalisée. En effet, ce sont précisément ces interprétations qui font l’objet de débats et ce sont ces questionnements et incertitudes qui m’intéressent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’avez-vous observé chez les professionnelles ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon travail représente un an et demi d’ethnographie dans cinq crèches. Je n’ai pas été intégré aux équipes, mais je partageais leur quotidien et une certaine familiarité avec les enfants et les professionnelles. J’ai réalisé des entretiens avec 30 d’entre elles, ainsi qu’avec 30 parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est difficile de parler de résultats car je suis encore en pleine réflexion, mais si je devais insister sur un point, ce serait sur l’importance de la question du genre des enfants dans la structuration des inquiétudes des équipes. Leurs préoccupations sont bien plus tournées vers les petits garçons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour quelles raisons ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces inquiétudes sont très liées aux conditions de travail. Un enfant inquiétant est avant tout un enfant difficile à gérer, qui pleure beaucoup, qui sollicite, qui prend de la place. Les professionnelles se questionnent moins facilement à propos d’un enfant discret. Or la socialisation précoce engendre très tôt des différences genrées. Les filles donnent des gages d’attention, d’écoute, de discrétion, elles sont donc moins « inquiétantes ». Cela peut paraître caricatural, mais mes observations vont dans ce sens. Cette vigilance moins accrue sur les filles est assez flagrante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai également réalisé des traitements statistiques à partir de la base de données Elfe [Étude longitudinale française depuis l’enfance, ndlr]. Il existe sur cette plateforme des données servant à effectuer des formes de repérage des troubles du développement. En opérant des croisements en fonction du genre, j’ai observé que les garçons étaient davantage concernés par ces troubles mais aussi davantage orientés vers des professionnels du soin, et ce même à « inquiétude comparable ». C’est pour cela que la question du genre est à la fois centrale et extrêmement complexe. D’un côté, les garçons sont probablement plus concernés par les troubles du développement – y compris dans leur dimension socialement construite –, de l’autre, l’expression de leurs difficultés est davantage prise en compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les difficultés sociales des familles jouent aussi un rôle dans les « inquiétudes » des équipes…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, lorsqu’il est question d’inquiétude à propos d’un petit garçon agressif issu de la classe supérieure, les familles parviennent en général à convaincre plus facilement les professionnelles de leurs compétences parentales. Les inquiétudes tendent donc à être interprétées en des termes médicaux et les troubles diagnostiqués assez rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inversement, si un enfant « inquiétant » rencontre des difficultés sociales, les intervenantes vont avoir plus de mal à interpréter leurs appréhensions sur le plan médical. On constate un brouillage avec les enjeux sociaux, notamment lorsqu’il s’agit de familles en situation irrégulière et dans une grande précarité. La question de la responsabilité parentale, même si elle n’est pas malveillante, est alors systématiquement posée. Ce qui n’est pas forcément le cas pour un enfant de classe supérieure, dont la famille est plus facilement dédouanée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’enfant fait face chez lui à des difficultés pour se nourrir ou s’habiller, cela va effectivement avoir des effets sur son développement. Il est très complexe de distinguer ce qui relève du social de ce qui relève du biologique. C’est indétricotable et ce n’est pas le métier des professionnelles de la petite enfance. En revanche, il est important de garder tous ces éléments en tête pour orienter les enfants. Cette différence d’interprétation en fonction du milieu social est particulièrement vraie pour les situations liminales, c’est-à-dire les inquiétudes relevant de l’expression des émotions, de la violence, de l’agressivité, de l’agitation ou de faibles retards de langage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon vous, la détection des troubles se fait parfois au détriment de l’inclusion&#8230;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, les professionnelles sont guidées par le bien-être de l’enfant. Elles veulent l’accompagner le mieux possible et cherchent des solutions lorsqu’elles ont des inquiétudes. Ces solutions sont principalement pensées en termes thérapeutiques, car aujourd’hui encore le modèle dominant du handicap est fondé sur une approche biomédicale. Le modèle social du handicap lui, même s’il est connu depuis longtemps, n’a pas du tout encore infusé dans les crèches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’école est perçue par les professionnelles comme un endroit potentiellement violent pour les enfants rencontrant des difficultés. Elles vont donc vouloir les préserver de cette violence. Cette réflexion est légitime, mais ne tient pas compte de la législation et peut inciter certaines familles à se détourner de l’école alors que c’est un droit. Et, encore une fois, il est plus difficile pour des parents de milieux populaires de faire entendre leur voix sur ces points.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous plaidez pour une « approche matérielle et contextualisée du care », c’est-à-dire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La manière dont l’institution crèche est organisée permet d’accueillir des profils atypiques, y compris des profils très agités ou qui ne parlent pas. C’est un lieu où les enfants courent dans tous les sens, se mordent, se tapent, se font des câlins, errent à leurs activités… Chacun est un peu spécial à sa manière finalement. La crèche est ainsi un espace potentiellement très accueillant au sein duquel il est plus simple d’être réellement inclusif que dans l’école.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe bien sûr une question de volonté politique. Il n’est pas possible de demander aux équipes d’accueillir des enfants avec des difficultés sans avoir de moyens associés. Cela implique parfois un intervenant pour un enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez observé un usage important du terme « déni » par les équipes pour qualifier l’attitude des parents lorsqu’elles leur font part de leurs inquiétudes. Pourquoi est-il autant employé ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de préciser que je ne suis pas un psychologue. Je ne connais pas les mécanismes pouvant conduire les individus à des formes de rejet de certaines réalités. Je peux en revanche vous renseigner sur l’usage social de ce mot dans les crèches qui est très fréquent, surtout concernant les parents faiblement dotés en capitaux sociaux, économiques ou culturels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une forme de présomption de déni lorsque les enfants suscitent des inquiétudes. Or, l’emploi de ce terme masque parfois plus de choses qu’il n’en révèle. Mais le déni touche aussi les professionnelles : elles s’interdisent parfois de voir quelles sont les logiques propres aux familles, leurs désirs et leurs ressources et de quelle manière les femmes se mobilisent pour leurs enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Utiliser ce mot représente une forme de protection pour les employées, qui se retrouvent souvent dans des situations ambiguës et difficiles à gérer. Elles ont en effet le devoir d’informer les parents et dans le même temps l’interdiction de poser des diagnostics. Elles marchent sur des oeufs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>S’agit-il d’un abus de langage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On m’a souvent raconté des anecdotes frappantes de familles faisant effectivement des blocages. Je ne doute pas de cela, mais je pense aussi que la distance sociale joue un rôle important dans la facilité et la fluidité des échanges. Expliquer à un parent que son enfant a des gestes stéréotypés et marche sur la pointe du pied, cela peut avoir un sens pour les professionnelles, mais ne pas faire partie du référentiel de la famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai également constaté qu’on parle parfois de déni alors que les parents montrent des signes de mobilisation importante pour l’accompagnement de leur enfant. Je pense par exemple à un garçon qui suscitait de fortes inquiétudes et dont la mère, dans une situation très précaire et avec un parcours migratoire, avait fait un dossier auprès d’une maison départementale des personnes handicapées avec l’aide des professionnelles en vue d’obtenir un AESH [accompagnant d’élèves en situation de handicap, ndlr] pour un éventuel passage à l’école. Le dossier a été refusé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Désorientée, cette mère a expliqué se sentir perdue en parlant avec l’équipe. Elle a ensuite exprimé le souhait que son enfant aille à l’école. Les professionnelles ont jugé cette mère dans le déni des difficultés de son fils. Il me semble que c’est faux, cette situation montre au contraire une forte mobilisation. Dans ces cas-là, il devrait plutôt être question de « désalignement » entre les professionnelles et les parents sur la manière de prendre en charge une inquiétude. Parler de déni, c’est facilement renvoyer les familles à l’idée qu’elles ne voudraient pas voir. La réalité est plus complexe. Les facteurs sociaux, culturels, économiques ont un rôle central.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous repéré des pistes d’amélioration ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de créer des espaces de discussion et de développer des moments informels pour faciliter la relation avec les parents. Je n’apprends rien aux professionnelles. Elles le savent et le font déjà. Et pour cela évidemment il faut des moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai quasiment pas observé d’inquiétudes au sein de la crèche parentale à laquelle j’avais accès. C’est en partie dû au fait que les parents sont très dotés en ressources économiques et culturelles, mais aussi au dialogue continu entre les familles et les professionnelles. Dans ces situations d’échange fluide, même quand des enfants rencontrent des difficultés, cela ne produit quasiment pas d’inquiétudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Marie NAHMIAS</strong>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/le-modele-social-du-handicap-na-pas-encore-infuse-dans-les-creches/">« Le modèle social du handicap n’a pas encore infusé dans les crèches »</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gepij, l’expérience d’un travail social en co-responsabilité</title>
		<link>https://firdis.com/gepij-lexperience-dun-travail-social-en-co-responsabilite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 16:34:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru le 9 avril dans Le Média Social À Marseille, dans un petit local où circulent cahiers, stabilos et clémentines, les éducatrices de Gepij ouvrent leur réunion hebdomadaire par un rituel simple&#160;: «&#160;Comment ça va les collègues&#160;?&#160;». Ici, tout se décide collectivement. Depuis vingt ans, l’association accompagne des jeunes de 18 à 30 ans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru le 9 avril dans Le Média Social</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Marseille, dans un petit local où circulent cahiers, stabilos et clémentines, les éducatrices de Gepij ouvrent leur réunion hebdomadaire par un rituel simple&nbsp;: «&nbsp;Comment ça va les collègues&nbsp;?&nbsp;». Ici, tout se décide collectivement. Depuis vingt ans, l’association accompagne des jeunes de 18 à 30 ans aux parcours cabossés, souvent refusés ailleurs, entre violences, addictions, errance et souffrance psychique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La particularité du lieu tient à son organisation&nbsp;: pas de direction, mais une «&nbsp;co-responsabilité&nbsp;» assumée. Les cinq salariées (dont une stagiaire) partagent leur temps entre suivi des jeunes et gestion de la structure. Une horizontalité qui favorise un accompagnement souple et continu, où chacun peut prendre le relais sans rupture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, les effets sont visibles. Les jeunes évoquent un accueil «&nbsp;différent&nbsp;», plus chaleureux, plus stable. Mais ce modèle a un coût pour les professionnelles&nbsp;: celui d&rsquo;une charge mentale élevée et d&rsquo;une forme d&rsquo;insécurité, les éducatrices étant également comptables des financements qu&rsquo;elles se doivent de renouveler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soutenu par son conseil d’administration et un réseau associatif local, Gepij tient. Et continue de défendre une approche artisanale du travail social, fondée sur le lien, la confiance et le pouvoir d’agir.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La culture à domicile : maintenir l’accès malgré la perte d’autonomie</title>
		<link>https://firdis.com/la-culture-a-domicile-maintenir-lacces-malgre-la-perte-dautonomie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 07:34:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru sur le site de l&#8217;UNCCAS le 8 avril 2026 (retour d&#8217;expérience) Dispositif porté par le CCAS de Biot,&#160;Culture à domicile&#160;vise à maintenir l’accès à la culture pour les personnes ne pouvant plus se rendre en médiathèque du fait de leur perte d’autonomie. En s’appuyant sur les interventions à domicile, cette action permet de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/la-culture-a-domicile-maintenir-lacces-malgre-la-perte-dautonomie/">La culture à domicile : maintenir l’accès malgré la perte d’autonomie</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru sur le site de l&rsquo;UNCCAS le 8 avril 2026 (retour d&rsquo;expérience)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dispositif porté par le CCAS de Biot,&nbsp;<em>Culture à domicile</em>&nbsp;vise à maintenir l’accès à la culture pour les personnes ne pouvant plus se rendre en médiathèque du fait de leur perte d’autonomie. En s’appuyant sur les interventions à domicile, cette action permet de proposer une offre culturelle adaptée tout en créant des temps d’échange réguliers. Elle contribue ainsi à lutter contre l’isolement et à soutenir le lien social, en intégrant pleinement la culture dans l’accompagnement à domicile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perte d’autonomie entraîne, pour une partie des personnes âgées, une réduction progressive des déplacements, jusqu’à rendre impossible l’accès aux équipements culturels de proximité. Cette situation ne se limite pas à une difficulté d’accès aux ouvrages : elle participe à un isolement accru et à une rupture du lien social, la fréquentation de la médiathèque constituant souvent un repère dans le quotidien. Dans ce contexte, la question n’est pas seulement celle de l’offre culturelle, mais de sa capacité à aller vers les publics qui en sont progressivement éloignés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Description</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les publics cibles&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Séniors bénéficiaires du service de maintien à domicile, ainsi que personnes âgées en situation de mobilité réduite ou de perte d’autonomie limitant leurs déplacements.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les objectifs</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Favoriser le bien-être à domicile.</li>



<li>Maintenir l’accès à la culture pour des publics empêchés.</li>



<li>Préserver et renforcer le lien social avec l’extérieur.</li>



<li>Stimuler les capacités cognitives à travers une activité régulière.</li>



<li>Encourager les échanges intergénérationnels (notamment via le prêt d’ouvrages à partager avec l’entourage).</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Fonctionnement de l&rsquo;action&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif s’appuie sur les interventions à domicile déjà existantes, notamment le portage de repas et les prestations d’entretien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette occasion, l’agent social référent du CCAS assure la circulation des ouvrages : il apporte et récupère les documents, tout en prenant le temps d’échanger avec les bénéficiaires et de les accompagner dans leurs choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une sélection d’ouvrages, réalisée par la médiathèque, est proposée via un livret dédié, permettant aux usagers de choisir parmi une offre adaptée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet repose sur un partenariat formalisé entre le CCAS et la médiathèque communautaire, concrétisé par la signature d’une convention en février.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son déploiement opérationnel, en avril 2024, a notamment reposé sur des tournées conjointes entre un agent du CCAS et un professionnel de la médiathèque, afin de présenter le dispositif aux bénéficiaires et faciliter leur adhésion.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La communication&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La diffusion du dispositif s’est principalement appuyée sur l’information de proximité, assurée par les agents du CCAS lors de leurs interventions à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En complément, une valorisation dans les supports de communication de la collectivité a permis de toucher un public élargi, notamment les familles et les aidants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, 10 séniors du service de maintien à domicile, sur les 35 bénéficiaires du portage de repas, ont eu recours au dispositif. Plus de la moitié d’entre eux l’ont sollicité à plusieurs reprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, 23 ouvrages ont été empruntés, ainsi que 5 DVD musicaux et 3 DVD de films.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le déploiement du dispositif a mis en évidence l’importance du contact direct avec les bénéficiaires. Les rencontres à domicile, associant agent du CCAS et professionnel de la médiathèque, ont constitué un levier déterminant pour présenter concrètement l’action, lever les freins et susciter l’adhésion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les retours des usagers font apparaître plusieurs effets :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un accès facilité à des activités culturelles dans le quotidien,</li>



<li>une stimulation des capacités cognitives,</li>



<li>une contribution à la réduction du sentiment d’isolement,</li>



<li>un renforcement de la curiosité et de l’ouverture à de nouvelles pratiques,</li>



<li>un support d’échange avec l’entourage, notamment dans une logique intergénérationnelle.</li>
</ul>
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		<title>« Les ados placés sont dépossédés d’une part de leur intimité »</title>
		<link>https://firdis.com/les-ados-places-sont-depossedes-dune-part-de-leur-intimite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:19:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans le Média Social le 2 avril 2026 Dans une thèse consacrée aux adolescents placés, la sociologue Fanny Westeel analyse comment leur intimité se construit sous le regard constant de l’institution, des professionnels et des pairs. Un cadre contraint qui pèse sur leur identité et leurs relations. Fanny Westeel a longuement enquêté et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans le Média Social le 2 avril 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans une thèse consacrée aux adolescents placés, la sociologue Fanny Westeel analyse comment leur intimité se construit sous le regard constant de l’institution, des professionnels et des pairs. Un cadre contraint qui pèse sur leur identité et leurs relations.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Fanny Westeel a longuement enquêté et entendu des adolescents de 11 à 17 ans dans plusieurs services d’hébergement collectif&nbsp;: une maison d&rsquo;enfants à caractère social (Mecs), un séjour de rupture et un service d’accueil de jour.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans sa thèse intitulée&nbsp;<a href="https://theses.fr/2024ENSL0110" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;Intimités sous contraintes – Ethnographie d’une jeunesse placée en protection de l’enfance&nbsp;»</a>, elle a notamment analysé les quatre types d’intimité – corporelle, relationnelle, biographique et émotionnelle – chez cette population de jeunes dont les conditions de vie rendent l&rsquo;intimité difficile à construire et protéger.&nbsp;</em>&nbsp;<em>Entretien avec la chercheuse du centre Max Weber.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En quoi l’intimité&nbsp;des adolescents placés est-elle entravée, «&nbsp;sous contrainte&nbsp;» selon vos mots&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fanny Westeel&nbsp;: D&rsquo;abord, l’intimité des adolescents placés est sous contrainte en raison du regard éducatif, c’est-à-dire du regard des professionnels de la protection de l’enfance qui les accompagnent au quotidien, et qui, du coup, fait peser sur leurs pratiques quotidiennes, parmi lesquelles des pratiques intimes, un regard, disons, quasi-permanent. Regard qui vise à évaluer l’autonomisation du jeune, sa progression dans le suivi, etc. Cette contrainte-là est légitimée par le cadre de l’intervention en protection de l&rsquo;enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur intimité est par ailleurs contrainte par la coprésence des autres jeunes placés&nbsp;: une autre contrainte sur les pratiques intimes, puisque les jeunes ne choisissent pas avec qui ils ou elles vivent.&nbsp;C&rsquo;est principalement pour cela que je parle d’intimité sous contrainte&nbsp;: en raison de la coprésence éducative et juvénile autour d’eux et avec eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous observez que les remarques faites à ces adolescents sont perçues par les professionnels comme «&nbsp;un étayage, une aide ou un accompagnement socio-éducatif&nbsp;», et comme «&nbsp;une contrainte&nbsp;» par les ados.&nbsp;Quelle différence avec le rapport&nbsp;classique parent/adolescent&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">F. W.&nbsp;: Selon moi, la principale différence par rapport au milieu dit ordinaire, c’est que les adolescents placés font l’objet d’un regard permanent.&nbsp;Ce regard relève des informations précises sur leurs pratiques intimes quotidiennes&nbsp;: le corps, les relations qu’ils entretiennent, le rapport à leurs émotions. Mais surtout, ces informations sont ensuite constituées comme des éléments qui vont nourrir des écrits éducatifs et potentiellement influencer leur trajectoire dans les dispositifs de placement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, la principale différence est là&nbsp;: le regard posé sur leur intimité a des conséquences en termes de prise en charge. Par exemple, cela peut permettre ou non d’accéder à un appartement en autonomie, ou à un dispositif jeune majeur. Le simple fait de relever des éléments sur l’hygiène peut constituer un indicateur pour les professionnels&nbsp;: que l&rsquo;adolescent n’est pas prêt, qu’il n’est pas autonome, ou au contraire qu’il peut accéder à un logement autonome.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette intimité est également dévoilée à un moment donné à d’autres services, à d’autres professionnels, assez librement d’ailleurs…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">F. W.&nbsp;: Exactement. Elle circule largement d’un professionnel à l’autre et d’un service à l’autre, et parfois même d’un bout à l’autre de la France. C’était particulièrement perceptible dans les écrits transmis au séjour de rupture, qui reçoit des jeunes venus de tout le pays. Il y a donc des bouts de leur intimité, notamment biographique, qui circulent entre les mains de professionnels qu’ils ne connaissent pas. Pour les jeunes, c’est la sensation d’être dépossédés d’une part de leur intimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce que le fait d’être un ado placé vient invisibiliser le fait d’être «&nbsp;un ado tout court&nbsp;»&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">F. W.&nbsp;: Oui, dans certaines pratiques éducatives. Notamment sur l’hygiène du corps, il me semble qu’il y a des représentations sociales qui renvoient à l’image de jeunes dont la socialisation serait défaillante. Cela peut prendre beaucoup de place dans les pratiques&nbsp;: par exemple se dire qu&rsquo;il faut particulièrement être vigilants sur l’hygiène, sur la présentation de soi de ces jeunes-là, parce qu’ils sont placés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi, de manière saillante, la question du genre et de l’âge. Les pratiques intimes sont des manières pour les adolescents de faire valoir des identités, notamment de genre. Par exemple lorsqu’ils choisissent une tenue, ou lorsqu’ils affirment qu’une relation amoureuse est importante. C’est aussi une manière d’affirmer un âge, de montrer qu’ils ne sont plus des enfants.<br>Mais ces identités font l’objet d’interventions genrées de la part des professionnels. Par exemple, demander à un garçon de se raser pour être présentable pour un stage renforce une certaine représentation de la masculinité. Comme demander à une fille de s’épiler renforce certaines normes de féminité. Les travailleurs sociaux font valoir des normes de ce qu’est une «&nbsp;bonne&nbsp;» manière d’être un garçon ou une fille. Mais il faut nuancer&nbsp;: tous les éducateurs ne font pas pareil, et tous les jeunes ne sont pas «&nbsp;passifs&nbsp;». Le quotidien des lieux de placement est fait de négociations permanentes. Les jeunes négocient beaucoup pour faire valoir leurs choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels impacts cette intimité sous contrainte a sur les jeunes&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">F. W.&nbsp;: Il y a des impacts très concrets. Par exemple, dans les lieux de placement, on ne peut pas inviter quelqu’un de l’extérieur. Donc à un âge où inviter des amis est une pratique ordinaire, c’est ici impossible. Cela fragilise leur capital social et leurs réseaux de relations. D’ailleurs, à l’âge adulte, on observe souvent que les anciens enfants placés ont des réseaux beaucoup plus faibles que la population générale. Il y a aussi la question de la sexualité. Les jeunes en parlent et les éducateurs s’en saisissent souvent pour faire de l’éducation à la sexualité, mais selon des logiques genrées. Par exemple, encourager les garçons à parler de leurs conquêtes sur le ton de la plaisanterie, et inviter les filles à la prudence et à la responsabilité. Ces traitements différenciés ont évidemment des effets sur leur expérience de la sexualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une des conclusions de cette recherche est que ces entraves, en plus de l’histoire familiale difficile, participent à perturber la construction des jeunes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">F. W.&nbsp;: Oui, cela a des effets sur la construction de leur individualité. Le fait de contrôler l’intimité a des effets sur la manière dont ils se perçoivent&nbsp;: leur identité de genre, d’âge, de classe, et le fait d’être considérés comme usagers d’une politique sociale stigmatisante. Il y a cependant de la réflexivité de la part des travailleurs sociaux sur cet état de fait, mais l’état actuel très dégradé de la protection de l’enfance (manque de temps, de moyens, turn-over élevé) ne permet pas de bousculer les choses pour le moment.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;intimité sous 4 aspects</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre types d&rsquo;intimité étudiés par Fanny Westeel sont les suivants&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L&rsquo;intimité corporelle, qui renvoie aux pratiques d&rsquo;hygiène et d&rsquo;entretien du corps, ainsi qu&rsquo;aux techniques corporelles de présentation de soi (par les vêtements, le maquillage, la coiffure, l&rsquo;épilation ou le rasage).</li>



<li>L&rsquo;intimité relationnelle, qui renvoie aux pratiques amoureuses, sexuelles, amicales mais aussi aux affinités et inimitiés entre jeunes.</li>



<li>L&rsquo;intimité biographique, qui a trait à l&rsquo;histoire familiale des adolescents et adolescentes. Elle est notamment contenue dans les dossiers personnels constitués par les professionnels de la protection de l&rsquo;enfance tout au long de la trajectoire institutionnelle.</li>



<li>L&rsquo;intimité émotionnelle, qui renvoie aux ressentis, affects et émotions, à l&rsquo;expression et à la gestion notamment de la colère ou de la tristesse adolescente.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elsa GAMBIN</strong></p>
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		<title>« Ne parlons plus de l’intérêt supérieur de l’enfant ! »</title>
		<link>https://firdis.com/ne-parlons-plus-de-linteret-superieur-de-lenfant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 11:15:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Le Média social le 27 mars 2026 Lors des Journées nationales de l’Anmecs, organisées du 25 au 27&#160;mars à Épinal, la juriste belge Anne-Catherine Rasson a livré une lecture critique du concept d’intérêt supérieur de l’enfant. Elle appelle à un changement de paradigme, au profit d’une approche fondée sur les droits effectifs [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Le Média social le 27 mars 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des Journées nationales de l’Anmecs, organisées du 25 au 27&nbsp;mars à Épinal, la juriste belge Anne-Catherine Rasson a livré une lecture critique du concept d’intérêt supérieur de l’enfant. Elle appelle à un changement de paradigme, au profit d’une approche fondée sur les droits effectifs des enfants et leur participation aux décisions qui les concernent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Épinal, devant 560 professionnels de la protection de l’enfance réunis pour les&nbsp;<a href="https://www.anmecs.fr/evenement/journees-nationales-detude-et-de-formation-25-27-mars-2026-a-epinal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journées nationales</a>&nbsp;de l’Association nationale des maisons d’enfants à caractère social (Anmecs), Anne-Catherine Rasson n’a pas hésité à bousculer un principe pourtant central des pratiques&nbsp;: celui de l’intérêt supérieur de l’enfant. «&nbsp;Concept star&nbsp;», selon ses mots, il n’en demeure pas moins profondément ambivalent selon elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Docteur en droit, maîtresse de conférences et chargée de recherches à l&rsquo;université UCLouvain mais aussi directrice adjointe d’une structure équivalente à une Mecs en Belgique, la chercheuse a rappelé les fondements juridiques de cette notion, consacrée par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) du 20&nbsp;novembre 1989. Son article&nbsp;3.1 dispose que «&nbsp;<em>l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale</em>&nbsp;» dans toute décision le concernant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette même convention instaure également un droit fondamental, souvent relégué au second plan&nbsp;: celui de la participation. L’article 12 reconnaît en effet à l’enfant «&nbsp;<em>le droit d’exprimer librement son opinion</em>&nbsp;», laquelle doit être prise en considération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Un droit qui reste encore assez peu respecté&nbsp;</em>», regrette Anne-Catherine Rasson, soulignant que les enfants sont encore trop rarement consultés dans les décisions qui les concernent directement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une société infantiste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la juriste qui a consacré sa thèse de doctorat à ce sujet, la révolution portée par la CIDE – la reconnaissance de l’enfant comme sujet de droits – est loin d’être aboutie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Les enfants subissent encore aujourd’hui de nombreuses discriminations et violations de leurs droits, uniquement en raison de leur âge et de leur statut&nbsp;</em>», observe-t-elle. La faute, à notre société «&nbsp;adultiste&nbsp;» ou «&nbsp;infantiste&nbsp;», dans laquelle la parole et les droits des enfants demeurent minorés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette notion, conceptualisée sous le terme de «&nbsp;childisme&nbsp;» dans les années 1970 aux États-Unis, recouvre l’ensemble des discriminations, des violences ou du mépris à l’égard des enfants. Il existe plusieurs dénominations&nbsp;: adultisme, âgisme, misopédie, infantisme, enfantisme…</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Les droits des enfants sont moins pris au sérieux,</em>&nbsp;pointe Anne-Catherine Rasson.<em>&nbsp;On leur renvoie aussitôt leurs devoirs, ce que l’on ne ferait pas pour d’autres groupes discriminés comme les femmes, les personnes en situation de handicap ou les personnes racisées.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un principe régulièrement instrumentalisé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le prolongement de ce constat, la juriste met en lumière l’ambivalence de la notion d’intérêt supérieur de l’enfant qui a été, par le passé, utilisée à plusieurs reprises de manière abusive&nbsp;: «<em>&nbsp;Au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant, on a aussi justifié des violences éducatives ordinaires&nbsp;</em>», souligne-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un principe «&nbsp;<em>régulièrement manipulé, instrumentalisé</em>&nbsp;», qui peut alors légitimer des décisions davantage guidées par des logiques adultes que par le respect effectif des droits des enfants — y compris dans le champ de la protection de l’enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’où la nécessité de garantir la participation réelle des enfants aux décisions qui les concernent, mais aussi, en tant que professionnels, de s’interroger sur ses propres représentations, notamment à l’égard des familles en situation de grande précarité par exemple. «&nbsp;<em>Éloigner un enfant de sa famille sous prétexte de pauvreté est une violation des droits&nbsp;</em>», rappelle Anne-Catherine Rasson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La juriste plaide pour un déplacement du regard. «&nbsp;<em>Ne parlons plus de l’intérêt supérieur de l’enfant&nbsp;</em>», lance-t-elle, appelant à recentrer les pratiques sur le respect effectif des droits de l’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de fortes tensions structurelles, en France comme en Belgique, Anne-Catherine Rasson invite les acteurs de la protection de l’enfance à revenir à des balises fondamentales «&nbsp;<em>pour tenir le coup et réenchanter les pratiques&nbsp;</em>», à savoir respecter les droits des enfants, déconstruire les mythes et les croyances, se rappeler de notre propre vulnérabilité et celle des enfants, et donner davantage de poids à leur parole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Projet de loi du gouvernement&nbsp;: l&rsquo;Anmecs prudente</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à l’annonce du&nbsp;<a href="https://www.lemediasocial.fr/protection-de-l-enfance-il-y-aura-bien-un-texte-assure-stephanie-rist_m00GbE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet de loi sur la protection de l’enfance</a>&nbsp;le 24&nbsp;mars par la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, le président de l’Anmecs, Alain Vinciarelli, affiche une certaine réserve&nbsp;: «&nbsp;<em>Une fois de plus, on n’est pas au rendez-vous&nbsp;</em>», regrette-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, le texte privilégie avant tout le renforcement des contrôles, des inspections et des attestations d’honorabilité. «&nbsp;<em>On continue de penser que les difficultés rencontrées en Mecs se régleront par davantage de contrôle&nbsp;</em>», pointe-t-il.&nbsp;Pour le responsable associatif, les priorités sont ailleurs. «&nbsp;<em>Nous savons ce qu’il faudrait faire</em>&nbsp;», insiste-t-il, citant en premier lieu la nécessité de fixer un taux d’encadrement minimum en Mecs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une mesure jugée indispensable pour répondre aux tensions persistantes sur le terrain et améliorer concrètement les conditions d’accueil et d’accompagnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aurélie VION</strong></p>
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		<title>L&#8217;ADMR veut redonner ses lettres de noblesse au soutien à la parentalité</title>
		<link>https://firdis.com/ladmr-veut-redonner-ses-lettres-de-noblesse-au-soutien-a-la-parentalite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 13:43:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://firdis.com/?p=4128</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article paru dans Le Média social le 25 mars 2026 La grande fédération de l&#8217;aide à domicile n&#8217;oublie pas ses origines&#160;dans l&#8217;appui aux familles. À l&#8217;heure où les activités de soutien à la parentalité sont fragilisées, l&#8217;ADMR a organisé une journée nationale sur cet enjeu. L&#8217;occasion d&#8217;en mesurer les apports, mais aussi les injonctions contradictoires. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/ladmr-veut-redonner-ses-lettres-de-noblesse-au-soutien-a-la-parentalite/">L&rsquo;ADMR veut redonner ses lettres de noblesse au soutien à la parentalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article paru dans Le Média social le 25 mars 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">La grande fédération de l&rsquo;aide à domicile n&rsquo;oublie pas ses origines&nbsp;dans l&rsquo;appui aux familles. À l&rsquo;heure où les activités de soutien à la parentalité sont fragilisées, l&rsquo;ADMR a organisé une journée nationale sur cet enjeu. L&rsquo;occasion d&rsquo;en mesurer les apports, mais aussi les injonctions contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les travées de cette journée, qui a réuni une petite centaine de participants, un responsable de l&rsquo;ADMR confiait que près de la moitié des fédérations départementales s&rsquo;interrogent sur l&rsquo;avenir économique de ce soutien aux familles. Non pas que son&nbsp;utilité soit remise en cause, mais les pratiques de certains financeurs (conseils départementaux et CAF), avec parfois des heures à 30&nbsp;euros, ne permettent plus d&rsquo;assurer l&rsquo;équilibre économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accompagner toutes les familles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ADMR ne se résout pas à réduire ce<a href="https://www.lemediasocial.fr/les-80-ans-des-admr-un-lien-avec-le-monde-rural-toujours-vivant_YKTjs4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;pan d&rsquo;activité historique</a>. Comme l&rsquo;a rappelé, ce 25&nbsp;mars, sa présidente Marie-Josée Daguin,&nbsp;<em>«&nbsp;1&nbsp;300 de nos&nbsp;2700 de nos structures locales interviennent sur le champ de l&rsquo;enfance et de la parentalité. Soutenir un parent, c&rsquo;est l&rsquo;aider à retrouver la confiance, mais jamais faire à sa place.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Haute-commissaire à l&rsquo;Enfance a enfoncé le clou.&nbsp;<em>«&nbsp;Il ne peut y avoir de cohésion sociale sans la possibilité d&rsquo;accompagner toutes les familles dans leur diversité.&nbsp;»</em>&nbsp;Revenant sur le service public de la petite enfance, Sarah El&nbsp;Haïry a regretté que la question de la petite enfance ait été peu présente lors des élections municipales. Et d&rsquo;ajouter&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Dans votre secteur, il n&rsquo;y a pas de problème de sens au travail, mais d&rsquo;attractivité&nbsp;»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Se détacher de la posture de sachant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein du réseau ADMR, le soutien à la parentalité prend diverses formes. La plus connue consiste à faire accompagner une famille par des techniciens de l&rsquo;intervention sociale et familiale (TISF). La mission n&rsquo;est pas toujours simple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;On entre dans l&rsquo;intimité des gens qui peuvent avoir le sentiment d&rsquo;être jugés&nbsp;»</em>, souligne Céline Jeanneau, TISF dans les Hautes-Pyrénées.&nbsp;<em>«&nbsp;Pour travailler avec les familles, il faut se détacher de notre posture de sachant.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent mandatés par la justice, les TISF interviennent auprès de familles qui n&rsquo;ont pas toujours choisi cet accompagnement.&nbsp;Céline Jeanneau insiste sur la nécessité de ne pas juger et de prendre du recul pour mieux comprendre des situations familiales compliquées et évolutives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Nous travaillons au moins à deux TISF dans une famille. Cela permet de passer le relais quand on se sent mal à l&rsquo;aise. C&rsquo;est important de rester dans la bienveillance.&nbsp;»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Libérer de la parole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Autre dispositif, plus marginal&nbsp;: les lieux d&rsquo;accueil enfants-parents (LAEP). L&rsquo;ADMR en compte une dizaine sur le territoire. Dans le Calvados, Virginie Guérin coordonne un LAEP itinérant&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Nous sommes présents dans trois lieux différents. Les parents viennent de façon volontaire et totalement anonyme pour vivre un moment de jeu avec leur enfant&nbsp;»,</em>&nbsp;explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Nous ne savons rien des familles quand elles arrivent. Les relations se nouent au fil du temps. Sans prescription, la parole se libère plus facilement.&nbsp;»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une coéducation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sociologue Gérard Neyrand, auteur notamment de&nbsp;<em>Soutenir et contrôler les parents,&nbsp;</em>a souligné les injonctions contradictoires, voire les ambiguïtés de cette mission.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Les réseaux d&rsquo;écoute, d&rsquo;appui et d&rsquo;accompagnement des parents (Reaap) sont nés en 1999. Leur charte précise qu&rsquo;il faut &lsquo;soutenir la posture éducative des parents&rsquo;. Le risque existe de survaloriser l&rsquo;intervention des parents. Il vaudrait mieux être dans un objectif de coéducation qui n&rsquo;implique pas seulement les parents.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il relie cette demande à une&nbsp;<em>«&nbsp;révolution anthropologique&nbsp;»</em>&nbsp;à l&rsquo;œuvre depuis les années 70.&nbsp;<em>«&nbsp;Les relations entre sexes et entre générations ont profondément changé et impacté la conception de la famille. On considère que les individus ont tout moyen pour trouver des solutions, notamment en matière d&rsquo;éducation. On sait pourtant que la réalité psychique est plus complexe.&nbsp;»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Être trop normatif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sociologue relève également des contradictions entre les différents acteurs.&nbsp;<em>«&nbsp;Au début de ces Reaap, les CAF entendaient assurer un contrôle des familles défaillantes. Dans les années 2010, elles vont évoluer vers un accompagnement de la parentalité.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Gérard Neyrand constate que tous ces dispositifs bénéficient davantage aux classes moyennes, qui connaissent ces lieux, qu&rsquo;aux milieux populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, il y a un autre risque qui revient souvent dans l&rsquo;action sociale&nbsp;:<em>&nbsp;«&nbsp;Les projets de soutien à la parentalité sont partis des associations qui ont constaté des besoins. L&rsquo;objectif a été repris par les pouvoirs publics. On voit aujourd&rsquo;hui le risque d&rsquo;être trop normatif, ce qui risque de remettre en question la créativité des associations&nbsp;»,</em>&nbsp;conclut-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Noël BOUTTIER</strong></p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/ladmr-veut-redonner-ses-lettres-de-noblesse-au-soutien-a-la-parentalite/">L&rsquo;ADMR veut redonner ses lettres de noblesse au soutien à la parentalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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		<title>Restaurants séniors : un modèle qui renforce le maintien à domicile et le repérage des fragilités</title>
		<link>https://firdis.com/restaurants-seniors-un-modele-qui-renforce-le-maintien-a-domicile-et-le-reperage-des-fragilites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 08:22:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité sociale et médico-sociale sélectionnée par FIRDIS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://firdis.com/?p=4125</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article publié sur le site de l&#8217;UNCCAS le 24 mars 2026 (retour d&#8217;expérience) Les restaurants séniors ne sont pas de simples lieux de restauration. Pensés comme des espaces de convivialité, de prévention et de repérage des fragilités, ils permettent à des personnes âgées de partager un repas équilibré, de maintenir un lien social de proximité [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/restaurants-seniors-un-modele-qui-renforce-le-maintien-a-domicile-et-le-reperage-des-fragilites/">Restaurants séniors : un modèle qui renforce le maintien à domicile et le repérage des fragilités</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Article publié sur le site de l&rsquo;UNCCAS le 24 mars 2026 (retour d&rsquo;expérience)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les restaurants séniors ne sont pas de simples lieux de restauration. Pensés comme des espaces de convivialité, de prévention et de repérage des fragilités, ils permettent à des personnes âgées de partager un repas équilibré, de maintenir un lien social de proximité et d’accéder, si besoin, à un accompagnement plus large. À Toulon, ce dispositif s’inscrit dans une logique de soutien au maintien à domicile et de réponse coordonnée aux enjeux du vieillissement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au vieillissement de sa population, la ville de Toulon est confrontée à une montée des fragilités liées à l’âge. En 2022, les personnes de plus de 60 ans représentent déjà 29% de la population, une proportion appelée à augmenter fortement dans les années à venir, avec une progression attendue de 25,62% des plus de 75 ans d’ici 2035.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vieillissement s’accompagne d’enjeux majeurs de santé publique. La fragilité, souvent précurseur de la perte d’autonomie, se traduit par une dégradation progressive de la qualité de vie, une augmentation des hospitalisations et des besoins en accompagnement. L’isolement social, fréquent chez les personnes âgées vivant à domicile, renforce ces risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le territoire dispose d’une offre de services structurée (aide à domicile, portage de repas, accompagnement médico-social), ces dispositifs restent souvent segmentés et interviennent tardivement, une fois les difficultés installées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le CCAS de Toulon a souhaité développer une réponse complémentaire, de proximité, permettant d’agir plus en amont, en combinant restauration, lien social et repérage des fragilités : le projet « Restaurants séniors, bien plus qu’un repas ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Description</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un dispositif intégré : restauration, prévention et accès aux droits</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les « Restaurants séniors » reposent sur une approche globale combinant trois fonctions complémentaires au sein d’un même lieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une offre de restauration accessible et encadrée</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ouverts aux personnes de plus de 60 ans autonomes et/ou fragiles, accompagnées si besoin de leurs aidants,</li>



<li>Accueil du lundi au vendredi midi,</li>



<li>Repas équilibrés élaborés par une diététicienne,</li>



<li>Cuisine traditionnelle préparée sur place,</li>



<li>Encadrement par une équipe médico-sociale (responsable infirmière, diététicienne, agents sociaux),</li>



<li>Tarif fixé à 12,50€, avec possibilité de tiers payant via la CARSAT, sur réservation.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des espaces de prévention avec les Clubs autonomie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Animés par des professionnels (animateurs, éducateurs en activité physique adaptée), ils proposent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des activités de lien social (jeux, ateliers créatifs, événements collectifs),</li>



<li>des actions de prévention (activité physique adaptée, ateliers mémoire),</li>



<li>des dynamiques d’engagement (actions solidaires, bénévolat).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un accès facilité aux droits et à l’information</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une logique d’« aller vers », des Points infos séniors et aidants sont intégrés au dispositif pour :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>informer sur les droits et les dispositifs existants,</li>



<li>accompagner les démarches,</li>



<li>orienter vers les services adaptés.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Des effets recherchés à la fois sociaux, sanitaires et territoriaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dispositif vise plusieurs objectifs complémentaires :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>prévenir la dénutrition et favoriser une alimentation équilibrée,</li>



<li>rompre l’isolement social et maintenir le lien avec d’autres habitants,</li>



<li>offrir un cadre sécurisé et adapté aux besoins liés à l’âge,</li>



<li>soutenir les aidants en proposant un temps de répit,</li>



<li>encourager l’autonomie et la mobilité des personnes âgées.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ces objectifs, ces lieux jouent un rôle clé de&nbsp;<strong>repérage des fragilités</strong>. La présence quotidienne de professionnels formés permet d’identifier précocement des signaux faibles (perte d’appétit, troubles de l’équilibre, isolement, difficultés cognitives) et d’engager, si nécessaire, un accompagnement adapté.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un parcours d’accompagnement structuré</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Accueil et première entrée dans le dispositif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les convives sont orientés par les professionnels du territoire ou viennent par bouche-à-oreille.<br>Un dispositif expérimental permet d’offrir cinq repas aux nouveaux usagers afin de faciliter la découverte du service et d’engager une dynamique d’accompagnement. Deux jours dédiés sont prévus pour organiser cet accueil dans de bonnes conditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Évaluation initiale et observation continue</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’inscription, un premier échange permet de recueillir des informations sur la situation de la personne.<br>Au quotidien, l’ensemble de l’équipe contribue à une observation discrète mais structurée :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>mobilité, posture, équilibre,</li>



<li>comportement alimentaire,</li>



<li>capacités d’expression et de compréhension,</li>



<li>interactions sociales.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Suivi dans la durée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les usagers réguliers bénéficient d’un suivi permettant de soutenir leur maintien à domicile et d’adapter l’accompagnement en fonction de l’évolution de leur situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Orientation et mobilisation des droits</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque des fragilités sont identifiées, les personnes peuvent être orientées vers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les Points infos séniors et aidants,</li>



<li>des dispositifs d’aide (APA, aides financières),</li>



<li>des structures spécialisées (plateformes de répit, consultations mémoire…).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation se fait dans le respect du consentement de la personne et en lien avec les proches et les professionnels du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, une étude d’impact menée auprès de 100 usagers met en évidence des effets significatifs du dispositif :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>70% des convives déclarent une amélioration de leur qualité de vie,</li>



<li>79,2% identifient un renforcement du lien social,</li>



<li>83% considèrent le lieu comme une ressource utile pour le maintien à domicile.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats confirment l’intérêt d’un modèle combinant restauration, lien social et accès aux droits. Ils montrent notamment que ces espaces ne sont pas uniquement fréquentés pour le repas, mais qu’ils constituent de véritables points d’appui dans le parcours de vie des personnes âgées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des bénéfices perçus, le dispositif a permis de renforcer le repérage des fragilités et d’orienter plus précocement les usagers vers les dispositifs adaptés, contribuant ainsi à prévenir la perte d’autonomie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entré dans sa deuxième année d’expérimentation en 2025, le projet évolue vers une structuration plus large. Les restaurants séniors, les Clubs autonomie et les Points infos séniors et aidants tendent à s’inscrire dans un modèle intégré, en cours de formalisation, celui des « Maisons de l’autonomie ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce travail est conduit dans le cadre d’un groupe projet associant le CCAS de Toulon, AG2R La Mondiale, Malakoff Humanis et PSP PACA. L’objectif est double : consolider le modèle et en favoriser la diffusion, afin d’inspirer d’autres territoires confrontés aux mêmes enjeux de vieillissement.</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/restaurants-seniors-un-modele-qui-renforce-le-maintien-a-domicile-et-le-reperage-des-fragilites/">Restaurants séniors : un modèle qui renforce le maintien à domicile et le repérage des fragilités</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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