Il est courant d’examiner les démarches cousines entre elles, peut-être afin de mieux affirmer l’identité de chacune. Car effectivement, elles n’ont pas les mêmes finalités et surtout, elles ne sont adaptées aux mêmes cas de figures. Elles sont donc loin d’être interchangeables.
On peut cependant leur prêter plusieurs points communs. D’abord dans la méthode et la posture :
- L’accompagnant en adopte (ou fait adopter) le cadre de référence de l’autre (accompagné). Ce qui créé une horizontalité dans la relation et une reconnaissance de l’expertise de la personne accompagnée de sa situation ;
- Elles s’appuient toutes les trois sur une dimension participative (individuelle ou collective), dans le sens d’une coproduction du cheminement et de ses résultats.
D’autres points communs dans la méthodologie ou le processus déployés (non exhaustif) :
- Exposer une situation problème dans laquelle la personne est partie-prenante ;
- Déployer une phase exploratoire : contexte, ressenti, représentations et intentions (démarche d’accompagnement), les 4 axes (DPA) et le questionnement des évidences, les aires de questionnement (Codév)
- Tirer des enseignements de ses expériences : mettre en réflexivité sur ce qui a été fait par la personne accompagnée, qu’est-ce qui a déjà été essayé ? Qu’est-ce qui est important maintenant ?
- Absence de conseil et de recherche de solution (vrai pour la démarche d’accompagnement et le DPA, ainsi que pour le Co-dév jusqu’à l’étape 3 inclus)
- Quel premier petit pas est réalisable tout de suite ? Le pas proximal du DPA, qui met la personne (ou le collectif) en mouvement.
Si les finalités sont différentes, on peut dire encore que ces trois démarches permettent à la personne accompagnée de faire un pas de côté ou même à prendre du recul par rapport à sa situation. A se voir faire, comprendre son contexte et son positionnement différemment. Ce décalage de perception autorise une reconsidération de sa propre situation et donne envie d’agir autrement.
Trois démarches qui, mobilisées à bon escient, sont, chacune à sa façon, d’excellents « débloqueurs » de problèmes ou favorisent l’accompagnement au changement, que ce soit pour les personnes accompagnées comme pour les professionnels.



