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	<title>Archives des billets d&#039;humeur - FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</title>
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	<description>Simplifiez-vous le social et le médico-social</description>
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	<title>Archives des billets d&#039;humeur - FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</title>
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	<item>
		<title>Posture de passeur, expertise individuelle, intelligence collective, quels points de convergence entre démarche d’accompagnement, développement du pouvoir d’agir et co-développement ?</title>
		<link>https://firdis.com/posture-de-passeur-expertise-individuelle-intelligence-collective-quels-points-de-convergence-entre-demarche-daccompagnement-developpement-du-pouvoir-dagir-et-co-developpement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 12:24:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est courant d’examiner les démarches cousines entre elles, peut-être afin de mieux affirmer l’identité de chacune. Car effectivement, elles n’ont pas les mêmes finalités et surtout, elles ne sont adaptées aux mêmes cas de figures. Elles sont donc loin d’être interchangeables. On peut cependant leur prêter plusieurs points communs. D’abord dans la méthode et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il est courant d’examiner les démarches cousines entre elles, peut-être afin de mieux affirmer l’identité de chacune. Car effectivement, elles n’ont pas les mêmes finalités et surtout, elles ne sont adaptées aux mêmes cas de figures. Elles sont donc loin d’être interchangeables.</p>



<p>On peut cependant leur prêter plusieurs points communs. D’abord dans la méthode et la posture&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’accompagnant en adopte (ou fait adopter) le cadre de référence de l’autre (accompagné). Ce qui créé une horizontalité dans la relation et une reconnaissance de l’expertise de la personne accompagnée de sa situation ;</li>



<li>Elles s’appuient toutes les trois sur une dimension participative (individuelle ou collective), dans le sens d’une coproduction du cheminement et de ses résultats.</li>
</ul>



<p>D’autres points communs dans la méthodologie ou le processus déployés (non exhaustif)&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Exposer une situation problème dans laquelle la personne est partie-prenante ;</li>



<li>Déployer une phase exploratoire : contexte, ressenti, représentations et intentions (démarche d’accompagnement), les 4 axes (DPA) et le questionnement des évidences, les aires de questionnement (Codév)</li>



<li>Tirer des enseignements de ses expériences : mettre en réflexivité sur ce qui a été fait par la personne accompagnée, qu’est-ce qui a déjà été essayé ? Qu’est-ce qui est important maintenant ?</li>



<li>Absence de conseil et de recherche de solution (vrai pour la démarche d’accompagnement et le DPA, ainsi que pour le Co-dév jusqu’à l’étape 3 inclus)</li>



<li>Quel premier petit pas est réalisable tout de suite ? Le pas proximal du DPA, qui met la personne (ou le collectif) en mouvement.</li>
</ul>



<p>Si les finalités sont différentes, on peut dire encore que ces trois démarches permettent à la personne accompagnée de faire un pas de côté ou même à prendre du recul par rapport à sa situation. A se voir faire, comprendre son contexte et son positionnement différemment. Ce décalage de perception autorise une reconsidération de sa propre situation et donne envie d’agir autrement.</p>



<p>Trois démarches qui, mobilisées à bon escient, sont, chacune à sa façon, d’excellents «&nbsp;débloqueurs&nbsp;» de problèmes ou favorisent l’accompagnement au changement, que ce soit pour les personnes accompagnées comme pour les professionnels.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La construction législative de la transformation de l’offre dans le médico-social</title>
		<link>https://firdis.com/la-construction-legislative-de-la-transformation-de-loffre-dans-le-medico-social/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 09:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les décrets qui se succèdent semblent enfermer la désinstitutionalisation de l’accompagnement médico-social dans toujours plus de technocratie. Prônant le décloisonnement, ils recréent de nouveaux cadres de fonctionnement, certes avec d’autres partenaires, mais tout aussi enfermant. Ces empilements nuisent grandement à la lisibilité et brouillent les objectifs d’accompagnement selon une logique de parcours où chaque personne [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les décrets qui se succèdent semblent enfermer la désinstitutionalisation de l’accompagnement médico-social dans toujours plus de technocratie. Prônant le décloisonnement, ils recréent de nouveaux cadres de fonctionnement, certes avec d’autres partenaires, mais tout aussi enfermant. Ces empilements nuisent grandement à la lisibilité et brouillent les objectifs d’accompagnement selon une logique de parcours où chaque personne est reconnue comme sujet de droit (commun).</p>



<p>La désinstitutionalisation de l’offre médico-sociale est elle-même freinée par l’obsession française de l’administration&nbsp;: les formulaires ne prévoient pas les bonnes cases pour permettre d’assouplir les orientations, d’adapter les propositions d’accompagnement, les plateformes de coordination qui vont remplacer les ESMS sont encore financées à «&nbsp;la place&nbsp;», etc.</p>



<p>La transformation de l’offre n’a de sens que si elle tient compte des personnes concernées (bénéficiaires et familles) et se construit AVEC elles. Pour le moment, le législateur n’a de cesse de la rendre compliquée et opaque. Quand est-ce que le droit des personnes à décider pour elles-mêmes sera pris en compte dans la conception de ces décrets&nbsp;successifs ?</p>



<p>À quand une présentation générale du COMMENT l’État entend rendre accessible ce mouvement systémique qui a vocation à intriquer le système de santé, le droit commun, l’expertise médico-sociale à partir des besoins explicites des personnes concernées&nbsp;? &nbsp;</p>



<p>L’idée était excellente et simple au départ, elle est en train de se dévoyer par trop d’administratif et de complications qui tue le sens de l’ambition politique. Ne peut-on tenir compte de la complexité de la vie en société sans rendre les choses compliquées (par trop de rigidité)&nbsp;?</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Et si les aides à domicile se transformaient en accompagnant de parcours ?</title>
		<link>https://firdis.com/et-si-les-aides-a-domicile-se-transformaient-en-accompagnant-de-parcours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 14:08:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>🎯 Et si chaque professionnel devenait « accompagnant de parcours » ? Pas juste quelqu&#8217;un qui exécute des tâches. Mais quelqu&#8217;un qui travaille en responsabilité, en lien étroit avec tout l&#8217;écosystème de la personne :🔗 La famille🔗 Les amis et voisins🔗 Les commerçants de proximité🔗 Les associations locales🔗 Les collectivités🔗 Les professionnels de santé🔗 Les organismes de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>🎯 Et si chaque professionnel devenait « accompagnant de parcours » ?</p>



<p>Pas juste quelqu&rsquo;un qui exécute des tâches. Mais quelqu&rsquo;un qui travaille en responsabilité, en lien étroit avec tout l&rsquo;écosystème de la personne :<br>🔗 La famille<br>🔗 Les amis et voisins<br>🔗 Les commerçants de proximité<br>🔗 Les associations locales<br>🔗 Les collectivités<br>🔗 Les professionnels de santé<br>🔗 Les organismes de droit commun</p>



<p>Leur rôle : Faciliter la pleine participation citoyenne des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.</p>



<p>Les prérequis :<br>→ Du temps (oui, du temps !)<br>→ De la latitude d&rsquo;action<br>→ Une formation solide<br>→ Un travail d&rsquo;équipe et de réflexivité<br>→ Des partenariats efficients</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas une utopie. C&rsquo;est une nécessité si on veut vraiment réussir le virage domiciliaire.</p>



<p>Ma conviction : Ces accompagnements hautement délicats ne peuvent pas être confiés à des professionnels sans formation, sans équipe, sans moyens.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Personnes âgées = Sujets de droit (pas des objets de soin)</title>
		<link>https://firdis.com/personnes-agees-sujets-de-droit-pas-des-objets-de-soin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 08:39:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>⚖️ « Ne pas aller chercher leur expression, leur avis, leur consentement&#8230; revient à les faire taire. »Cette phrase résume tout le défi de l&#8217;accompagnement des personnes âgées à domicile. Les personnes âgées ne sont pas « diminuées ». Elles sont fortes de leur expérience de vie. Pourtant, combien de fois les décisions sont-elles prises :📗 Par la famille [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>⚖️ « Ne pas aller chercher leur expression, leur avis, leur consentement&#8230; revient à les faire taire. »<br>Cette phrase résume tout le défi de l&rsquo;accompagnement des personnes âgées à domicile.<br><br>Les personnes âgées ne sont pas « diminuées ». Elles sont fortes de leur expérience de vie.<br><br>Pourtant, combien de fois les décisions sont-elles prises :<br>📗 Par la famille (parfois contre les souhaits de la personne)<br>📗 Par les professionnels (dans le cadre de prestations standardisées)<br>📗 Par les financeurs (à travers des paniers fermés)<br><br>🤫 Sans vraiment demander à la personne ce qu&rsquo;ELLE veut vivre ?<br>Pour que les besoins réels s&rsquo;expriment, il faut créer les conditions :<br>→ S&rsquo;affranchir des « cases prestations »<br>→ Développer des modes de communication adaptés<br>→ Former les professionnels à l&rsquo;écoute active<br>→ Donner du temps pour construire la relation<br><br>🤔 L&rsquo;inspiration : L&rsquo;esprit de la loi 2005-102 sur le handicap nous montre la voie. L&rsquo;accessibilité universelle, c&rsquo;est permettre à chacun de dépasser ses difficultés individuelles pour participer pleinement à la société.<br><br>Il est temps de faire tomber plusieurs siècles de discrimination et d&rsquo;enfermement arbitraire.<br></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les professionnels de l&#8217;aide à domicile &#8211; Des métiers à réinventer</title>
		<link>https://firdis.com/les-professionnels-de-laide-a-domicile-des-metiers-a-reinventer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 17:05:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>👥 On parle beaucoup de « revaloriser » les métiers de l&#8217;aide à domicile. Mais si on les transformait vraiment ? Les services autonomie sont appelés à jouer un rôle complet : ✓ Repérage et prévention (maltraitance, fragilités, isolement) ✓ Soutien aux aidants ✓ Orientation vers les dispositifs adaptés ✓ Facilitation d&#8217;accès aux soins ✓ Création de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>👥 <strong>On parle beaucoup de « revaloriser » les métiers de l&rsquo;aide à domicile. Mais si on les transformait vraiment ?</strong></p>



<p>Les services autonomie sont appelés à jouer un rôle complet : <br>✓ Repérage et prévention (maltraitance, fragilités, isolement) <br>✓ Soutien aux aidants <br>✓ Orientation vers les dispositifs adaptés <br>✓ Facilitation d&rsquo;accès aux soins <br>✓ Création de lien social</p>



<p><strong>Un rôle quasi exhaustif d&rsquo;accompagnement.</strong></p>



<p>Mais voilà le paradoxe : on confie ces missions hautement délicates à des professionnels souvent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Sans formation adaptée</li>



<li>Sans travail d&rsquo;équipe structuré</li>



<li>Sans temps pour la réflexivité</li>



<li>Sans partenariats solides</li>
</ul>



<p><strong>Mon constat</strong> : Pas de virage domiciliaire réussi sans une montée en compétences ET en responsabilisation de ces professionnels.</p>



<p>Cela suppose : <br>→ Une formation à la communication adaptée (y compris aux troubles cognitifs) <br>→ Du temps pour coordonner avec l&rsquo;environnement de la personne <br>→ La latitude pour faciliter la pleine participation citoyenne</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le travail social doit-il faire sa révolution ?</title>
		<link>https://firdis.com/le-travail-social-doit-il-faire-sa-revolution/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 18:07:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;ai rejoint le secteur et médico-social comme on répond à un appel. A cette époque, tout le monde trouvait normal qu&#8217;il y ait des quartiers de relégation, dits « difficiles », et des établissements dédiés aux personnes en situation de handicap en rase campagne. J&#8217;ai quitté l&#8217;intervention de terrain quand la gestion a pris le pas sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>J&rsquo;ai rejoint le secteur et médico-social comme on répond à un appel. A cette époque, tout le monde trouvait normal qu&rsquo;il y ait des quartiers de relégation, dits « difficiles », et des établissements dédiés aux personnes en situation de handicap en rase campagne.</p>



<p>J&rsquo;ai quitté l&rsquo;intervention de terrain quand la gestion a pris le pas sur l&rsquo;humain, quand l&rsquo;administration policière s&rsquo;est mêlée de la prise en charge des plus « paumés », enfin, quand les enjeux politiques et les egos de certains dirigeants insufflaient les orientations à donner aux jeunes accompagnés et aux familles.</p>



<p>Il me fallait me retirer de ce système pour mieux le voir et le comprendre.</p>



<p>Depuis, le secteur va de mal en pis, les restrictions budgétaires contraignants toujours plus les travailleurs dispensés par les travailleurs sociaux. Le travail social et médico-social est sommé de faire des économies (!), alors que parallèlement, les la société va de plus en plus mal et que les personnes arrivent de plus en plus « cabossées ».</p>



<p>Le dévoiement des accompagnements a été patent lorsqu&rsquo;il a été demandé aux intervenants sociaux de faire entrer les personnes dans les cases de dispositifs que l&rsquo;État avait mis en place pour elles (sans elles), faisant fi des situations singulières et des parcours. Dans ces conditions d&rsquo;exercice, répondre aux besoins des personnes (à commencer par le temps de la reconstruction) devenait une gageure, et l&rsquo;innovation, un luxe !  Le travail ne fait plus rêver, et les travailleurs sociaux sont trop souvent relégués à des rôles d&rsquo;exécutants des politiques sociales plutôt que créateur de lien et de sens.</p>



<p>Certes, le secteur doit se réformer&#8230;. mais avec la société entière. Ce sont à des décennies entières de relégation et d&rsquo;enfermement auxquelles le travail social, d&rsquo;accompagnement et de pédagogie doit s&rsquo;atteler. Autrement dit, une révolution culturelle de fond ! Mais, ne nous y trompons pas, le milieu ordinaire et le droit commun (c&rsquo;est-à-dire la majorité silencieuse) sont peut-être plus enclins à accueillir les plus fragiles et les plus vulnérables qu&rsquo;il n&rsquo; y paraît.</p>



<p>Révolution dis-je ?</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le virage domiciliaire</title>
		<link>https://firdis.com/le-virage-domiciliaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 17:40:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le virage domiciliaire dans le champ du grand âge ne pourra se faire qu’à condition d’une montée en compétences et en responsabilisation des professionnels de l’aide à domicile, et une modernisation profonde (financement, fonctionnement, organisation) des services autonomie. Les services autonomie sont en effet appelés à jouer un rôle de repérage et de prévention (de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le virage domiciliaire dans le champ du grand âge ne pourra se faire qu’à condition d’une montée en compétences et en responsabilisation des professionnels de l’aide à domicile, et une modernisation profonde (financement, fonctionnement, organisation) des services autonomie.</p>



<p>Les services autonomie sont en effet appelés à jouer un rôle de repérage et de prévention (de la maltraitance, des fragilités, de l’isolement) et de soutien des aidants, d’intervention de premier recours (informer et orienter vers les dispositifs <em>ad hoc</em>), et de facilitation d’accès aux soins et de lien social. Autant dire, un rôle complet et quasi exhaustif d’accompagnement des besoins des personnes âgées à domicile.</p>



<p>Pour que ces besoins s’expriment, il faut que les personnes se sentent libres de le faire, en s’affranchissant des cases (prestations) proposées et en s’affranchissant parfois des demandes de la famille. Cela suppose que les professionnels qui interviennent, soient formés pour proposer des modes de communication adaptés aux personnes qu’il y ait un trouble cognitif ou non.</p>



<p>Cela suppose également que chaque professionnel soit en responsabilité d’accompagnant de parcours de la personne accompagnée, travaillant en lien étroit avec l’environnement direct de la personne (famille, amis, voisins, commerçants, associations, collectivités, organismes de droit commun, professionnels de santé…), et donc qu’il puisse disposer du temps et de la latitude nécessaire pour faciliter la pleine participation citoyenne des personnes. En effet, les personnes âgées ne sont pas soumises car diminuées, mais fortes de leur expérience de vie. Ne pas aller chercher leur expression, leur avis, leur consentement sur ce qu’elles vivent ou ce qu’elles veulent vivre, revient à les faire taire. Ce sont, comme les personnes handicapées, avant tout des sujets de droit.</p>



<p>Ces accompagnements hautement délicats ne peuvent se satisfaire d’être confiés à des professionnels sans formation ou peu s’en faut, sans travail d’équipe et réflexivité, sans partenariat solides et efficients.</p>



<p>À l’instar du champ du handicap qui découvre que la personne accompagnée peut avoir envie d’autres choses que ce que l’établissement ou le service lui propose, la personne âgée à domicile peut avoir envie ou besoin d’autres choses que le panier de prestations fléché par les financeurs. S’agit-il d’une révolution ? Cela pose la question du financement, dans un contexte de volonté de rapprochement entre situations de handicap (aux multiples facettes) et situation de dépendance (fonctionnelle) ou de perte d’autonomie (cognitif). Si ce rapprochement est souhaité, ce n’est pas pour adopter un traitement unique, mais pour proposer une orientation partagée et rendre la participation des personnes accompagnées universellement accessibles. Si c’est accessible pour toutes ces personnes, s’affranchissant de leurs difficultés individuelles, alors ce sera accessible pour tous (esprit de la loi 2005-102 du 11 février 2005). C’est plusieurs décennies, voire plusieurs siècles de pratiques de la discrimination, de la stigmatisation et de l’enfermement arbitraire (si ce n’est plus) que notre société judéo-chrétienne doit faire tomber.</p>



<p>Un accompagnement de parcours qui ne se satisfait pas d’exécuter des tâches prescrites (par d’autres), mais serait en mesure de faciliter l’inscription de chacun dans la société selon ses aspirations est peu compatible avec un mode de financement largement dépassé et insuffisamment adapté aux besoins.</p>
<p>L’article <a href="https://firdis.com/le-virage-domiciliaire/">Le virage domiciliaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://firdis.com">FIRDIS Formation Ingénierie, Recherche et Développement, Intervention Sociale</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’évaluation HAS ne suffit pas.</title>
		<link>https://firdis.com/levaluation-has-ne-suffit-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 13:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un Plan d’Amélioration Continu s’appuie d’abord et avant tout sur ce qu’expriment les personnes accompagnées&#160;au travers des entretiens liés à la coconstruction de leur projet personnalisé, les collectifs (CVS, mais pas que), les questionnaires de satisfaction (selon ce qu’ils visent), les réclamations et plaintes, suggestions et autres moyens mis à disposition des publics. Il y [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un Plan d’Amélioration Continu s’appuie d’abord et avant tout sur ce qu’expriment les personnes accompagnées&nbsp;au travers des entretiens liés à la coconstruction de leur projet personnalisé, les collectifs (CVS, mais pas que), les questionnaires de satisfaction (selon ce qu’ils visent), les réclamations et plaintes, suggestions et autres moyens mis à disposition des publics. Il y a ensuite, les dysfonctionnements, les aléas et autres incidents qui nécessairement poussent à analyser à froid ce qui permettrait que cela ne se reproduise plus.</p>



<p>Les critères HAS, s’assurent que les outils sont en place, qu’ils sont connus et mobilisés, mais cela ne suffit pas en soit à déterminer une démarche qualité.</p>



<p>L’évaluation HAS, dans sa volonté de généralisation de son référentiel, passe bien souvent à côté des cœurs de métier, de ce qui constitue l’âme du travail social et du travail d’accompagnement spécifique. Il n’offre dans certains cas qu’une vision très parcellaire, focus sur des détails, qui intéressent quelques fois bien peu les personnes accompagnées, et frustrent des professionnels qui étaient pourtant heureux que l’on s’intéresse un peu à leurs pratiques.</p>



<p>Chaque établissement ou service a ses points faibles et ses points forts, ses innovations issues du terrain portées par le contexte. Bref, chacun se préoccupe de donner du sens à son organisation, à son management pour répondre à ses missions en étant fidèle à ses valeurs. Un établissement ou un service social ou médico-social qui est dans cette recherche en se donnant les moyens de s’adapter est dans une dynamique positive. Cette dynamique singulière à chaque structure selon son contexte n’est pas questionnée dans le référentiel HAS.</p>



<p>Ne limitez donc pas «&nbsp;la qualité&nbsp;» de votre structure aux critères de l’évaluation (fussent-ils impératifs) et encore moins à la notation qui veut nous abêtir comme la récompense que l’on donne aux enfants sages ; pire qui va (peut-être) chercher à classer les ESSMS entre eux. Comme si disposer des outils, les diffuser et savoir s’en servir garantissait la capacité d’adaptation à l’évolution des publics et de leurs problématiques, et l’agilité de la structure à s’adapter à son contexte spécifique aussi bien interne qu’externe.</p>



<p>Vives les organisations imparfaites et les professionnels qui doutent&nbsp;!</p>



<p>#Evaluation#dynamiquequalité#adaptation#agilité</p>
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		<title>Sur le travail social libéral</title>
		<link>https://firdis.com/sur-le-travail-social-liberal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 09:52:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour J-R Loubat (Tribune dans la revue Direction[s] de novembre 2024), le travail social libéral est avant tout un outil pour permettre de s’affranchir des injonctions contradictoires des ESSMS, en exerçant son métier d’accompagnement selon ses propres valeurs, c’est-à-dire notamment, en tenant compte de son propre rythme et du rythme des usagers. Cette activité de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour J-R Loubat (Tribune dans la revue Direction[s] de novembre 2024), le travail social libéral est avant tout un outil pour permettre de s’affranchir des injonctions contradictoires des ESSMS, en exerçant son métier d’accompagnement selon ses propres valeurs, c’est-à-dire notamment, en tenant compte de son propre rythme et du rythme des usagers. Cette activité de niche reste et restera cependant un emploi de niche puisqu’elle ne peut s’adresser qu’à des personnes qui peuvent se le permettre financièrement. Le travail social libéral n’est donc pas qu’un statut, mais il propose une offre d’accompagnement qui se situe à côté de l’offre plus classique, non pas en concurrence, mais en complémentarité. Mais comme le souligne Roland Janvier, dans sa réponse (Tribune de la revue Direction[s] de janvier 2025), le travail social libéral prend le risque de faire sortir l’accompagnement social et médico-social du giron de la puissance publique -forte encline en ces temps de disette budgétaire à prendre toute initiative libérale remplissant les missions qui lui échoient pour argent comptant. Il insiste également sur la protection offerte (au salarié comme à l’usager) par l’intermédiation que représente l’établissement ou le service, dans le cadre des liens d’alliance nécessaires au travail d’accompagnement entre professionnel et usager. L’intervention est et restera une mission à triple mandat&nbsp;-ou triple commande- : celui de la société (valeurs d’équité et de solidarité entre les citoyens), celui de l’ESSMS (répondre à ses missions inscrites dans la loi), celui de la personne elle-même, vulnérable ou en difficulté, qui demande un soutien ou un accompagnement précis. En cas d’intervention sociale libérale, le deuxième mandat (celui de l’établissement ou du service) n’a plus lieu d’être, mettant ainsi en danger cet équilibre à 3 piliers. Or, force est de constater que l’intervention sociale, dans le secteur médico-social, a déjà passé le pas à bas bruit dès les années 2005. Le métier d’aide et d’accompagnement à domicile auprès des personnes âgées et handicapées est en effet libéralisé ou «&nbsp;libéralisable&nbsp;» depuis 2005. Toutes les lois cadrant cette activité en tant que services agréés et autorisés (puis, seulement autorisés) ont tenté d’hisser ce métier au rang de profession, contraignant ces services à suivre les mêmes règlementation et injonction de «&nbsp;qualité&nbsp;» de n’importe quel ESSMS. Pour autant, de l’emploi direct existe et persiste, soutenu par le lobby des particuliers employeurs qui veulent continuer à choisir qui ils font intervenir et veulent continuer à être employeur. Il me semble que l’on est là autant dans un travail d’assujettissement que de libéralisation de l’intervention sociale.</p>



<p>Si l’était besoin de développer une anticipation par extrapolation de ce que pourrait devenir le travail social libéral, nous avons il me semble, avec le développement à deux vitesses (l’une règlementée, l’autre pas) de l’aide et de l’accompagnement à domicile de personnes vulnérables, un terrain d’observation hors-pair. Ces doubles statuts coexistant participent à mon sens à freiner la reconnaissance de ces métiers de la relation et du prendre soin, entretenant l’illusion que s’occuper d’autrui est avant tout une affaire d’appétence et de savoir-être (autrement dit, de bonne volonté). C’est également tout à la fois, une certaine liberté d’entreprendre et d’agir selon ses convictions (JR Loubat) et le risque de se rendre vulnérable et à la merci des désirs de l’autre, que ce soit du côté de l’intervenant ou de la personne vulnérable (R. Janvier). L’exemple est sous nos yeux depuis 20 ans. Que pouvons-nous en faire&nbsp;? Si ce n’est réintroduire davantage de participation des parties prenantes dans le fonctionnement des ESSMS afin que les intervenants sociaux en question y retrouvent leurs valeurs et leurs convictions professionnelles, en lien avec l’évolution sociétale et des besoins des personnes…</p>
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		<title>Quelques réflexions inspirées des retours de formation</title>
		<link>https://firdis.com/quelques-reflexions-inspirees-des-retours-de-formation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Sophie]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 17:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[billets d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les angoisses des professionnels, encadrants de services autonomie Au cours de mes formations, j’entends souvent&#160;: «&#160;Le décret du 13 juillet 2023 est confus. Je ne comprends pas ce qui change pour moi. A quoi faut-il s’adapter&#160;?&#160;» Je rencontre des responsables de services qui se disent très angoissés par la réforme des services autonomie, qui ont [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Les angoisses des professionnels, encadrants de services autonomie</h2>



<p>Au cours de mes formations, j’entends souvent&nbsp;: «&nbsp;Le décret du 13 juillet 2023 est confus. Je ne comprends pas ce qui change pour moi. A quoi faut-il s’adapter&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>Je rencontre des responsables de services qui se disent très angoissés par la réforme des services autonomie, qui ont peur de passer à côté d’une nouvelle obligation essentielle. La plupart se sentent complètement abandonnés par leur(s) tutelle(s) et ne trouvent pas de réponses à leurs questions. D’autres enfin, se voient imposer des listes de documents à créer et à fournir (avec menaces de retrait d’autorisation à l’appui si les délais ne sont pas respectés), alors que le temps manque juste pour gérer le quotidien.</p>



<p>Une des grandes angoisses des responsables de services autonomie est de voir que juste derrière la conformité à satisfaire pour le 30 juin 2025, les échéances de l’évaluation HAS va tomber. Cela fait une grosse charge mentale et une charge de travail incommensurable. Car il faut absorber tout cela en plus de la gestion du quotidien&nbsp;!</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rendre les services solubles</h2>



<p>Au cours de mes formations, certains responsables de SSIAD tentent : «&nbsp;Vous croyez vraiment que ça va se mettre en place&nbsp;? Ne va-t-on pas s’arrêter à des conventions simples entre SAD «&nbsp;aide&nbsp;» et SSIAD, tant ces ‘’mariages forcés’’ semblent impossibles&nbsp;?&nbsp;Quelle plus-value peut-il y avoir à faire à tout prix un service unique pour l’aide et le soin&nbsp;? »</p>



<p>Non, je ne crois pas, non.</p>



<p>En 1970, une loi a séparé le social de l’hôpital, en 1996 le législateur a séparé le sort des personnes âgées de celui des personnes handicapées… Puis le législateur s’est aperçu que le silotage de l’accompagnement était fortement nuisible à la personne accompagnée. Alors, il y a eu la loi de 2002, puis toutes celles qui ont suivi depuis plus de 20 ans et qui vont toutes dans le même sens&nbsp;: respect du droit des personnes, une prise en compte global de leur parcours de soin et de vie, un objectif de désinstitutionalisation lorsque cela est souhaitable avec une prévalence du droit commun et de l’inclusion, et une nouvelle injonction à coopérer entre secteurs d’activités.</p>



<p>Dans le médico-social, le secteur des enfants handicapés a déjà opéré sa mue, ce qui est appelé en langage marchand&nbsp;: «&nbsp;la transformation de l’offre&nbsp;». L’objet est de rendre les prestataires souples et agiles, perméables et interopérables. C’est-à-dire, de considérer une personne à accompagner selon ses besoins/demandes/attentes et non seulement ce que l’on peut lui proposer en interne.</p>



<p>Le secteur médico-social est en pleine transition vers cette logique qui prévaut pour la personne, en tentant de sortir d’une logique de place (ESSMS par ESSMS). Donc oui, la tendance est lourde à vouloir lever les silos, à coconstruire ensemble des accompagnements agiles, les plus adaptés possibles à chaque bénéficiaire et famille.</p>



<p>Passer d’un établissement à l’autre, d’un service à l’autre c’est toujours une rupture dans le parcours de la personne, fusse-t-il bien préparé. Il s’agira toujours de deux identités et deux cultures différentes.</p>



<p>Il suffit d’échanger avec des professionnels ou des usagers d’ex SPASAD fonctionnant en service intégré, pour comprendre la pertinence à mettre en commun l’organisation du travail, à mutualiser des professionnels, des formations, des plannings d’intervention, et à hisser le «&nbsp;travailler ensemble&nbsp;» en complémentarité et en travail d’équipe.</p>



<p>Je pense que s’il doit y avoir évolution, ce sera au niveau du rapprochement des modes de financement et de tutelle de ces deux formes de prestation. Mais le cap est donné -maladroitement, certes- pour une fusion des services et un rapprochement des pratiques.</p>



<p>#réforme #servicesautonomie #managementagile</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la difficulté d’écrire et de décrire ses pratiques.</h2>



<p>Changer son organisation et ses pratiques pour en introduire de nouvelles, nécessite de formaliser ce que l’on vise et de prouver au financeur que l’on a bien compris et intégré les nouvelles dispositions sur lesquelles les nouveaux services autonomie sont attendus.</p>



<p>Le secteur social et médico-social est bien connu pour être avant tout porté par l’oralité. La parole est effectivement un des véhicules de l’accompagnement social et médico-social&nbsp;: on écoute, on rassure, on interroge, on conseille, etc. Il n’est donc pas nouveau de dire que la traçabilité et la formalisation des pratiques ne sont pas le fort des professionnels.</p>



<p>Le secteur sanitaire a pris de l’avance dans le domaine de la traçabilité&nbsp;: Si c’est tracer, c’est que c’est faire (ou inversement). Certains soins ou mesures de prévention impose l’application de protocoles rigoureux. Le secteur social lui, reste sur l’interaction comme outil de communication privilégié et rechigne à décrire des pratiques. Cette carence de traçabilité ferait apparaître le praticien comme un amateur s’orientant au doigt mouillé.</p>



<p>L’intuition et le bon sens sont nourris d’années d’expérience, de réflexions croisées, de lectures. Le positionnement professionnel s’est forgé avec le temps. On a appris à écouter, on a aussi appris à se taire, à prendre en compte la parole de l’autre et à se mettre à la «&nbsp;bonne&nbsp;» place pour lui permettre d’avancer. Comment formaliser tout ça&nbsp;? Difficile de faire et de se voir faire pour se décrire.</p>



<p>C’est pourtant, à mon sens, ce qui peut faire grandir en professionnalité&nbsp;: être capable de dire ce que l’on fait quand on le fait. L’exercice d’écrire sa pratique n’est pas moins que cela. Il permet l’analyse, la mise à distance et donc la réflexivité. Il permet aussi d’ancrer ses pratiques et de valoriser ce que l’on fait mais que l’on ne savait pas savoir faire.</p>



<p>Il est quelquefois difficile d’être le nez dans le guidon -ou les mains dans le cambouis- et de lever le nez pour prendre ce temps du pas de côté. Il est parfois encore plus compliqué de trouver le temps du passage à l’écrit.</p>



<p>Et vous, quel rapport avez-vous avec la formalisation de vos pratiques&nbsp;?</p>



<p><a>#réforme #servicesautonomie #projetdeservice</a></p>
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