Où va la transformation de l'offre dans le médico-social

La construction législative de la transformation de l’offre dans le médico-social

Les décrets qui se succèdent semblent enfermer la désinstitutionalisation de l’accompagnement médico-social dans toujours plus de technocratie. Prônant le décloisonnement, ils recréent de nouveaux cadres de fonctionnement, certes avec d’autres partenaires, mais tout aussi enfermant. Ces empilements nuisent grandement à la lisibilité et brouillent les objectifs d’accompagnement selon une logique de parcours où chaque personne est reconnue comme sujet de droit (commun).

La désinstitutionalisation de l’offre médico-sociale est elle-même freinée par l’obsession française de l’administration : les formulaires ne prévoient pas les bonnes cases pour permettre d’assouplir les orientations, d’adapter les propositions d’accompagnement, les plateformes de coordination qui vont remplacer les ESMS sont encore financées à « la place », etc.

La transformation de l’offre n’a de sens que si elle tient compte des personnes concernées (bénéficiaires et familles) et se construit AVEC elles. Pour le moment, le législateur n’a de cesse de la rendre compliquée et opaque. Quand est-ce que le droit des personnes à décider pour elles-mêmes sera pris en compte dans la conception de ces décrets successifs ?

À quand une présentation générale du COMMENT l’État entend rendre accessible ce mouvement systémique qui a vocation à intriquer le système de santé, le droit commun, l’expertise médico-sociale à partir des besoins explicites des personnes concernées ?  

L’idée était excellente et simple au départ, elle est en train de se dévoyer par trop d’administratif et de complications qui tue le sens de l’ambition politique. Ne peut-on tenir compte de la complexité de la vie en société sans rendre les choses compliquées (par trop de rigidité) ?

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