Campagne de valorisation des métiers du prendre soin

Quelques clés pour répondre aux problématiques d’attractivité dans le secteur de l’aide à domicile

Pour rendre le métier d’intervenant à domicile attractif :

  • Négocier un CPOM avec le CD dans le cadre de la dotation qualité, pour être financé au forfait annuel (réglé au 12ème), prendre en compte des heures de tutorat (tuilage de nouveaux intervenants auprès de bénéficiaires), des temps de réunion partenariale autour de situations complexes
  • Proposer des contrats de travail avec un nombre d’heures fixe (jusqu’à concurrence des heures complémentaires possibles) pour au moins 6 mois renouvelables
  • Pendre en compte la vie personnelle du salarié et ses contraintes familiales et de transport
  • Présenter (et régulièrement rappeler) auprès des usagers, les missions globales de l’aide à domicile que ce soit auprès de l’aidé ou de l’aidant, dans ses dimension de prévention et de soutien à l’autonomie, comme dans son rôle social
  • Tenter d’organiser le travail en « tournée » le matin et le soir (par exemple : une matinée pouvant aller de 8h à 13h et les soirées, de 16h à 20h)
  • Permettre aux intervenants de définir les meilleurs horaires de passage selon l’organisation des trajets ou intervacations et les besoins des personnes (qu’ils/elles connaissent mieux que les dirigeants)
  • Proposer à l’intervenant principal chez un bénéficiaire de devenir le référent de la situation
  • Ce référent principal pourra bénéficier de temps supplémentaire (payé) en plus de ses interventions pour suivre et tenir à jour le dossier du bénéficiaire (veiller au renouvellement de pec par exemple), noter dans le dossier informatique de l’usager les évolutions marquantes de la situation, alerter le responsable de secteur en cas de problème ou difficulté, participer aux réunions partenariales si la situation le réclamait, etc.
  • Chaque intervenant est responsable des observations qu’il/elle porte sur les situations pour lesquelles il/elle intervient. Il/elle peut être amené(e) à mobiliser des grilles de repérage des fragilités que ce soit auprès de l’aidé ou de son aidant pour les faire remonter auprès du responsable de secteur, ce dernier pouvant alors provoquer un temps de travail des intervenants usuels et/ou récents auprès de la situation.
  • Etc.

Rendre ces métiers attractifs ce n’est pas seulement augmenter les salaires (quoi que ce soit important), mais c’est aussi :

  • Tenir compte de leur vie privée, ne pas les supposer corvéables à merci,
  • Les associer à l’organisation de leur travail,
  • Valoriser leur expertise des personnes accompagnées,
  • Les impliquer davantage dans la marche et les contraintes du service,
  • Reconnaître leur professionnalité,
  • Etc.

Effets escomptés :

  • Elles/ils se reconnaissent un rôle de prévention et d’accompagnement des personnes, savent l’expliquer et sont en mesure de valoriser leur métier auprès des usagers
  • Elles/ils sont impliqué(e)s dans le fonctionnement du service
  • Elles/ils se sentent associé(e) à l’organisation de leur travail
  • Elles/ils donnent du sens à leur pratique professionnelle
  • Elles/ils évoluent dans une équipe qui se rencontre régulièrement (pour échanger autour des situations, organiser les tournées…) dans une atmosphère sécurisante et sécurisée par l’encadrement, où leur expertise et leurs compétences sont reconnues.

A suivre…

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